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Ottawa invite la communauté internationale à s'unir pour le Venezuela

Un homme parle et fait un geste de la main.

Selon le ministre canadien des Affaires étrangères François-Philippe Champagne, la communauté internationale doit s'unir pour mettre fin à la tragédie humaine, environnementale et économique qui sévit au Venezuela.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Le Canada et ses alliés du Groupe de Lima demandent au reste du monde démocratique de collaborer pour ramener la stabilité au Venezuela, aux prises avec une crise des réfugiés et un effondrement économique dans une dictature qu'ils jugent illégitime.

Cet appel à la communauté internationale a été fait lors de la rencontre du Groupe de Lima, lequel comprend une douzaine de pays du continent mais pas les États-Unis, qui se déroule à Gatineau. Le ministre canadien des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, a précisé que le but de la rencontre était de trouver la façon dont le Groupe de Lima peut rassembler la communauté internationale pour rétablir la démocratie au Venezuela.

Le monde doit s'unir pour mettre fin à la tragédie humaine et environnementale qui sévit au Venezuela, a-t-il affirmé à l'ouverture de la rencontre.

La réunion du Groupe de Lima intervient au milieu de pressions renouvelées pour la tenue de nouvelles élections au Venezuela, visant à évincer le président Nicolas Maduro. Le Canada et des dizaines d'autres pays reconnaissent le député de l'opposition Juan Guaido comme chef légitime du Venezuela et considèrent M. Maduro comme un président illégitime qui a volé les dernières élections de son pays en 2018.

Pour le ministre Champagne, la communauté internationale doit soutenir fermement le retour à la démocratie au Venezuela, et il estime que le Groupe de Lima peut et doit jouer un rôle de premier plan dans cet effort.

Aujourd’hui, le Groupe de Lima lance un appel à tous les pays qui partagent notre désir de voir un retour à la démocratie afin que nous nous unissions. Nous devons parler d’une seule et même voix en tant que partenaires internationaux afin de trouver de nouvelles approches pour mettre fin à la tragédie humaine, environnementale et économique qui sévit présentement au Venezuela, et ce, en respectant le choix du peuple vénézuélien et du président par intérim Juan Guaido. Au final, c’est le peuple vénézuélien qui déterminera son avenir.

François-Philippe Champagne, ministre des Affaires étrangères du Canada

Nous recherchons une vision commune pour la participation de la communauté internationale, a renchéri le ministre péruvien des Affaires étrangères, Gustavo Meza-Cuadra. La seule façon de ramener la démocratie au Venezuela et de surmonter la crise est de garantir des élections présidentielles et parlementaires libres, équitables, transparentes et inclusives, a-t-il ajouté.

Ce n'est pas la première rencontre des partenaires américains pour discuter d'une sortie de crise au Venezuela. Le Canada a déjà accueilli le Groupe de Lima il y a un an, et cette réunion avait donné lieu à un appel aux militaires vénézuéliens pour qu'ils accordent leur appui à l'opposition, mais cela ne s'est jamais produit.

Selon les Nations unies, 6 millions de Vénézuéliens auront fui leur pays d'ici la fin de l'année, alors que s'effondrent l'économie, les réseaux de la santé et le système d'éducation. Cet exode a alimenté l'inquiétude chez certains responsables de l'ONU au sujet de la possible irréversibilité de la migration hors du Venezuela et vers les pays voisins, alors que de nouveaux migrants commencent une nouvelle vie et que le président Maduro s'accroche au pouvoir. Certains craignent que le Venezuela, un pays riche en pétrole autrefois prospère, ne soit sur le point de devenir un État en faillite.

L'ambassadeur de Colombie au Canada, Frederico Hoyos, rejette catégoriquement cette évaluation et maintient que le déclin du Venezuela peut être inversé par une transition pacifique et démocratique. Il rappelle que les Vénézuéliens qui fuient leur pays seront toujours les bienvenus en Colombie. Mais l'objectif ultime, selon lui, est de ramener la stabilité au Venezuela grâce à des élections libres et justes, afin que les réfugiés puissent tôt ou tard retourner dans leur pays d'origine.

Avec les informations de La Presse canadienne

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