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Le ministre Roberge rencontrera les enseignants à bout de souffle

Ils menacent de démissionner après l'adoption du projet de loi 40.

Jean-François Roberge assis devant un micro et des écrans de tablettes.

Le ministre Jean-François Roberge

Photo : Radio-Canada

Le message des enseignants qui songent à démissionner du réseau sera entendu par le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge. Une rencontre est prévue le 13 mars avec le mouvement spontané À bout de souffle...ça suffit!

Le cabinet du ministre a confirmé être en contact avec les instigatrices du mouvement, créé dans la foulée de l'adoption, sous le bâillon, du projet de loi 40.

L'une d'elles, Geneviève Groleau, a écrit au ministre la semaine dernière, piquée au vif par ses déclarations en réaction à la création du mouvement. Jean-François Roberge affirmait notamment que la détresse des enseignants provenait davantage de la désinformation des syndicats et des partis d'opposition.

L'enseignante au primaire entend sensibiliser le ministre en lui faisant part des témoignages reçus de la part d'enseignants membres du jeune regroupement.

J'aimerais qu'il comprenne que notre détresse ne provient pas de la désinformation, mais bien des conditions de travail qu'on cautionne chaque jour dans le système, a-t-elle expliqué jeudi.

Ces enseignants continuent de dénoncer le manque de ressources, humaines et matérielles, pour mener à bien leur mission.

Confiance ébranlée

Mme Groleau soutient que la confiance des enseignantes et des enseignants est mise à mal. La rencontre sera l'occasion pour le ministre de la rebâtir, estime-t-elle.

Je ne veux pas nier ses bonnes intentions, mais la confiance en lui, on n'en a plus. [...] Nous, on veut des éléments concrets.

Geneviève Groleau, cofondatrice du mouvement À bout de souffle...ça suffit!

Une semaine après sa création, le groupe en ligne À bout de souffle...ça suffit! compte environ 200 membres. En y adhérant, ils s'engagent entre autres à être les signataires d'une lettre qui mentionne une démission déjà active ou à venir, un départ imminent ou une réorientation de formation.

Le groupe réclame un changement de ton du gouvernement ainsi que des mesures pour améliorer leurs conditions de travail. Après le recours au bâillon, ils craignent que les négociations des prochaines collectives, prévues ce printemps, se poursuivent dans la même veine.

Le ministre assure pour sa part que la loi 40 donne davantage d'autonomie aux enseignants.

Je comprends qu’après des années de dévalorisation libérale, des enseignantes et enseignants soient à bout de souffle et inquiets. Je tiens à les rassurer : il n’est pas question d’alourdir la tâche des enseignants, a-t-il affirmé plus tôt cette semaine.

Des commissions scolaires et des syndicats ont promis de contester la loi 40 devant les tribunaux.

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