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« On s’est senti coincés » : un couple d’Ontariens quittant le Diamond Princess témoigne

« Notre cabine est devenue notre maison »

Trudy Clement dans sa cabine sur le Diamond Princess.

Trudy Clement est une habituée des croisières.

Photo : Soumise par Trudy Clement

Radio-Canada

Trudy et Steve Clement, un couple de Callander, dans le Nord de l’Ontario, font partie des 200 Canadiens ayant pris place dans un vol vers le Canada jeudi après-midi. Ils étaient en quarantaine sur le paquebot de croisière de luxe Diamond Princess depuis le 3 février dernier.

La croisière du couple avait débuté un mois plus tôt à Singapour.

Ça devait être une croisière de 29 jours, finalement, ça a été un peu plus long!

Trudy Clement, une croisiériste sur le Diamond Princess, en entrevue à l’émission Morning North jeudi

De l’étonnement au confinement

La croisiériste se rappelle très clairement le moment où son mari et elle ont appris que le bateau allait être mis en quarantaine à son arrivée au Yokohama, au Japon.

On s’est simplement regardé et on s’est dit… c’est une blague? s’exclame Mme Clement.

Une passagère portant un masque se trouve sur le balcon d'un bateau de croisière.

Sur les 3700 passagers du bateau de croisière Diamond Princess, plus de 600 ont contracté le nouveau coronavirus. Deux d'entre eux sont morts mercredi.

Photo : Reuters / Athit Perawongmetha

Le couple, qui n’en était pas à sa première croisière en Asie, se croyait jusqu’alors hors de la portée du nouveau coronavirus, puisqu’il n’avait pas mis les pieds en Chine.

L’étonnement a rapidement fait place à un sentiment de confinement.

Avoir son repas apporté par des gens portant un sarrau, un masque et des gants, ne pas pouvoir sortir à notre guise… c’était anxiogène

Trudy Clement, une croisiériste sur le Diamond Princess

C’est d’ailleurs lorsque leurs deux serveurs habituels se sont présentés à leur porte en habits de protections que Mme Clement a réalisé qu’elle était en quarantaine.

J’ai craqué, confie-t-elle.

Deux personnes debout portent des équipements de protection, dont des masques et des gants. Des drapeaux canadiens sont cousus sur leur combinaison.

Une passagère du Diamond Princess a publié cette photo de deux infirmières canadiennes venues vérifier l'état de santé des Canadiens qui se trouvent à bord du paquebot et qui souhaitent prendre le vol nolisé par le gouvernement.

Photo : Facebook/Lolita Wiesner

Liberté surveillée

Le couple devait rester dans sa cabine à l’exception d’une heure... tous les trois jours.

Il pouvait donc se rendre ponctuellement sur l’un des étages supérieurs du paquebot de croisière de luxe afin de prendre un peu d'air frais. Les vacanciers devaient cependant respecter des règles strictes.

Porter un masque. Ne pas s’approcher à moins de deux mètres des autres passagers. Et, durant les premiers jours, enfiler des gants.

Et le tout se déroulait sous l’oeil aiguisé des autorités de la santé publique japonaise.

C’était très bizarre. Je ne veux jamais avoir à revivre ça

Trudy Clement, une croisiériste sur le Diamond Princess
Des gens quittent un navire.

Le Diamond Princess est en activité depuis 2003.

Photo : Getty Images / Takashi Aoyama

Le chemin du retour

Samedi, le gouvernement a annoncé qu’il enverrait un avion afin de rapatrier ses citoyens. Mais avant de pouvoir s’envoler vers la maison, les passagers ont été soumis à un ultime test de dépistage du coronavirus.

Ils nous ont dit qu’on allait avoir les résultats en deux ou trois jours. On ne les a eu qu'hier. Disons que ça a été une semaine très stressante! rit Mme Clement.

Mercredi matin, un membre de l’équipage est venu cogner à sa porte pour annoncer à son mari et elle qu’ils rentraient bel et bien au Canada.

On a tous les deux pleuré. Nous avons eu des hauts et des bas... c’est un grand soulagement!

Trudy Clement, une croisiériste sur le Diamond Princess
Un autobus dans le port de Yokohama.

L'avion transportant les 200 canadiens a décollé jeudi en après-midi.

Photo : La Presse canadienne / Eugene Hoshiko/AP

De retour au pays, ils devront demeurer en quarantaine 14 jours supplémentaires à l’Institut de formation NAV Canada à Cornwall, en Ontario.

Mme Clement assure que cette nouvelle épreuve ne l’inquiète pas.

Nous avons déjà fait deux semaines. On peut en faire deux autres.

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Santé publique