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Blessing Dugbeh écope de 5 ans de prison

Blessing Dugbeh dans une voiture de police

Blessing Dugbeh.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Blessing Dugbeh, reconnu coupable de l'agression sexuelle en groupe d'une adolescente de 15 ans à Sherbrooke, est condamné à 5 ans de pénitencier.

La juge Claire Desgens lui a imposé la peine minimale prévue pour cette accusation, peine qu'elle a qualifiée de sévère, mais qui tient compte de la gravité des gestes posés.

Le jeune homme de 21 ans est resté impassible lorsque la juge a prononcé sa sentence, jeudi après-midi.

En février 2017, Blessing Dugbeh a forcé la victime a lui faire une fellation sans protection alors qu'il était porteur du VIH depuis juillet 2016.

La juge Claire Desgens a relevé le fait qu'à l'époque de l'agression, la charge virale de Blessing Dugbeh était élevée et il se savait dangereux.

En participant aux gestes, elle note qu'il a ainsi fait fi de la sécurité de la victime et il n'est pas intervenu pour arrêter les autres accusés qui la forçaient à les masturber.

Les facteurs aggravants et atténuants

Les facteurs aggravants dans le dossier sont la gravité du crime, la période rebelle que l'accusé a choisi de vivre en secret, ses mauvais choix de fréquentation, le caractère intrusif de la fellation, la violence des gestes posés, les traumatismes significatifs pour la victime et le fait qu'il soit porteur du VIH.

Les facteurs atténuants sont le jeune âge de Blessing Dugbeh, le fait qu'il n'y avait aucune préméditation, la reconnaissance bien que tardive de sa responsabilité ainsi que son rôle de modèle dans sa famille.

Blessing Dugbeh a aussi été reconnu coupable de harcèlement criminel pour avoir publié sur son compte Snapchat un message avec un pistolet où l'on pouvait lire We don't call 911, we use avec un émoticône de fusil après les événements.

Selon la juge, ce comportement engendre aussi l'imposition d'une peine significative de 5 ans, à laquelle elle retranche la détention préventive de 33 mois déjà purgée par l'accusé.

Une peine «  cruelle » selon son avocat

L'avocat de Blessing Dugbeh, Me Guy Plourde, contestait cette peine, la qualifiant de cruelle et inusitée et proposait 2 ans de prison pour son client.

Blessing Dugbeh s'est vu imposer plusieurs conditions, dont l'interdiction de communiquer avec la victime pendant la durée de la détention.

Rappelons que Blessing Dugbeh est également accusé d'agression sexuelle grave mettant la vie de 3 plaignantes mineures en danger parce qu'il était porteur du VIH.

Les événements seraient survenus entre mai 2016 et septembre 2017 et l'accusé reviendra devant le tribunal en avril pour ces dossiers.

Avec les informations de Marie-France Martel.

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