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Archives

Le dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains depuis 80 ans

Le dalaï-lama en entrevue.

Depuis 80 ans, le 14e dalaï-lama est le chef spirituel des Tibétains.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 6 juillet 2020 marque le 85e anniversaire du 14e dalaï-lama. Le dalaï-lama incarne à la fois l’aspiration des Tibétains à la liberté religieuse et un discours, admiré dans le monde entier, fondé sur la non-violence, comme le rappellent nos archives.

Une religion de la compassion et pacifique

Le bouddhisme est une religion qui n’a pas fait de guerre.

André Patry
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Second Regard

Le 18 mai 1980, l’animatrice de l’émission Second regard, Myra Cree, s’entretient avec le chroniqueur André Patry sur les origines du bouddhisme en Asie en général et au Tibet en particulier.

André Patry retrace le parcours de cette religion née au Népal et en Inde au 6e siècle avant l’ère chrétienne et qui s’est introduit en Chine par la mythique route de la soie.

Le bouddhisme tibétain est une fusion du bouddhisme chinois avec des coutumes locales.

La grande particularité du bouddhisme tibétain est qu’il a à sa tête un chef spirituel qui est considéré comme la réincarnation de la déesse de la miséricorde.

Depuis 1940, Tenzin Gyatso est reconnu comme le 14e dalaï-lama.

En 1959, le pouvoir communiste chinois de Pékin écrase un soulèvement pour la libération du Tibet. Le dalaï-lama s’exile alors en Inde avec 90 000 de ses partisans. Il respecte ainsi un des grands principes historiques du bouddhisme : le bouddhisme n’a jamais provoqué de guerre.

André Patry brosse un portrait du dalaï-lama qui nous révèle un être complexe. Bien que chef spirituel, il accepte les principes scientifiques. Par exemple, il a affirmé que s’il était prouvé par la science que la réincarnation n’existe pas, il rejetterait cette doctrine.

Par ailleurs, le chef des Tibétains ne voit pas de « contradiction fondamentale » entre le bouddhisme et le communisme. Il croirait dans une prédiction faite par Bouddha lui-même qui affirme que cette religion disparaîtrait au bout de 2500 ans d’existence. Le dalaï-lama ne s’opposerait pas alors à un régime communiste « s’il sert les intérêts du peuple tibétain ».

Un destin exceptionnel

En avril 2004, le dalaï-lama effectue une quatrième visite officielle au Canada. Radio-Canada présente alors des émissions spéciales pour souligner la visite du leader spirituel.

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Lors de l’émission Visite du dalaï-lama au Canada du 25 avril 2004, le journaliste Daniel Bouchard propose une entrevue avec le spécialiste du bouddhisme tibétain Luc Fournier. Le spécialiste explique le processus de sélection tout à fait particulier pour désigner un dalaï-lama.

Les Tibétains croient en la réincarnation. Lorsque le 13e dalaï-lama est décédé, les lamas se sont attelés à retrouver son âme défunte dans un jeune enfant. La recherche se fait à travers un processus élaboré qui permet d’identifier l’enfant et de s’assurer qu’il est bel et bien la réincarnation du dalaï-lama précédent.

Luc Fournier poursuit en précisant le contexte de l’invasion chinoise qui a obligé le dalaï-lama à fuir le Tibet. Exilé en Inde, le chef spirituel s’est battu par des moyens pacifiques pour redonner un espace de liberté aux Tibétains.

C’est cette adhésion aux principes de la non-violence qui a valu au dalaï-lama le prix Nobel de la paix en 1989. Quelques mois plus tôt, la Chine avait massacré des milliers de ses citoyens lors des événements de la place Tiananmen.

En 2004, le dalaï-lama a 69 ans, rappelle Luc Fournier. On craint beaucoup son décès et la tournure que pourrait prendre sa succession dans un contexte où Pékin a tendance à s'immiscer dans les affaires internes du Tibet.

Reconnu par les Canadiens

Durant cette visite de 2004, le dalaï-lama est notamment allé à Ottawa, où il a donné une conférence.

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La journaliste Nathalie Tremblay raconte cette visite dans un autre reportage présenté à l’émission Visite du dalaï-lama au Canada du 25 avril 2004. Plus de 10 000 personnes venant des quatre coins de l’Ontario et du Québec ont applaudi avec émotion le chef spirituel tibétain lorsqu’il est entré sur scène. Le dalaï-lama a parlé de paix et de compassion. Il a aussi démontré un sens de l’humour qui a beaucoup été apprécié par le public.

L’autre point fort du séjour à Ottawa a été la rencontre informelle avec le premier ministre Paul Martin. Le premier ministre canadien a souligné que c’était pour lui une occasion unique que de pouvoir discuter avec le dalaï-lama. Paul Martin a aussi indiqué qu’il avait parlé avec le chef spirituel tibétain de la situation des droits de la personne en Chine et au Tibet.

Le 6 juillet 2020, le dalaï-lama atteindra l'âge vénérable de 85 ans. Il est loin d'être évident de savoir comment se déroulera sa succession.

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