•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’UdeM réclame un moratoire sur la réforme du stationnement d'Outremont

L'arrondissement aurait exagéré l'impact du nouveau campus sur le nombre de places disponibles pour les résidents, selon l'Université de Montréal.

Consultation publique à Outremont, le 19 février, concernant la nouvelle réglementation sur le stationnement.

Une consultation publique a eu lieu à Outremont, le 19 février, concernant la nouvelle réglementation sur le stationnement.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

L'Université de Montréal ne supporte pas que la mairie d'arrondissement justifie la tarification de 100 % des places de stationnement en raison de l'arrivée du Complexe des sciences.

La problématique a pris une ampleur exagérée, est venu témoigner le directeur de cabinet du recteur de l'Université de Montréal (UdeM) Jean Renaud, également responsable des relations gouvernementales de l'institution.

L'arrondissement d'Outremont tenait une consultation publique, mercredi soir, pour écouter les doléances des citoyens qui critiquent la tarification de 100 % des places de stationnement dans les rues.

Depuis le 1er février, toutes les places des rues sont payantes à partir de deux heures d’occupation. Les résidents doivent acheter une vignette unique au coût de 100 $ à 140 $ par année. Ils ont aussi droit à 50 vignettes gratuites par an pour leurs visiteurs.

Les non-résidents doivent, quant à eux, payer 1200 $ par année. Jusqu’à récemment, 60 % des places de stationnement étaient disponibles gratuitement à Outremont.

Jean Renaud est venu réclamer « un moratoire » et « des amendements ». Il affirme que l'arrondissement fait fausse route en se basant sur le nombre d'étudiants et de membres du personnel du nouveau campus qui voyagent en voiture.

Vue extérieure du Complexe des sciences de l'Université de Montréal.

Le nouveau campus de l'Université de Montréal dans Outremont a été inauguré en septembre 2019.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Letendre

Selon les chiffres dévoilés par l'UdeM, 2400 personnes (étudiants et employés) fréquentent le campus MIL. Parmi eux, seules 275 personnes se déplaceraient en automobile (11 %).

Est-ce que 275 personnes qui viennent à différentes périodes de la semaine ont un impact assez grand pour réformer l'ensemble du stationnement de l'arrondissement? Il faut se poser la question.

Jean Renaud, directeur de cabinet du recteur de l'Université de Montréal

Le maire défend sa politique

Le maire de l'arrondissement Outremont, Philipe Tomlinson

Le maire de l'arrondissement Outremont, Philipe Tomlinson, à la fin de la consultation publique du 19 février,

Photo : Capture d'écran/Consultation publique

L'objectif premier du plan est de prioriser et simplifier le stationnement pour nos résidents, a répété le maire d'arrondissement Philippe Tomlinson, à l'issue de la consultation publique.

Le maire a ajouté que sa deuxième priorité est une démarche active qui vise à répondre au défi généré par les changements climatiques. Il affirme qu'Outremont est fortement affecté en tant que milieu urbain.

En juin 2019, l’arrondissement Outremont a surpris tout le monde en annonçant le changement radical de sa politique de stationnement. Le maire Tomlinson, affirme que le nouveau règlement a déjà des effets positifs avec davantage de places disponibles pour les résidents.

Mais des critiques se font entendre depuis plusieurs semaines. Des enseignants menacent de démissionner à cause des nouveaux tarifs.

Des commerçants réclament une étude de l’impact économique du nouveau règlement.

L'arrondissement promet que la politique sera analysée chaque année et que les montants pourraient alors être revus.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Grand Montréal

Politique municipale