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Instabilité financière pour les producteurs de bovins de la Gaspésie

Les producteurs de bovins du Québec souhaitent augmenter leur production.

Les producteurs de bovins de la Gaspésie souhaitent une stabilisation de leurs revenus.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Joane Bérubé

Les producteurs bovins de la Gaspésie souhaitent un meilleur soutien de la Financière agricole. La consolidation des revenus a fait l’objet de quatre résolutions lors de l’assemblée générale des producteurs qui a eu lieu cette semaine à New Richmond.

Les temps sont durs pour les éleveurs de bovins. Les producteurs de veaux d’embouche, notamment, n’arrivent plus à joindre les deux bouts.

« Le veau d’embouche est issu de parents de races de boucherie. Contrairement aux races bovines laitières élevées principalement pour leur production laitière, les races de boucherie le sont pour leur viande. Leur caractère distinctif : une génétique qui permet de produire une masse musculaire plus importante. »

Source : Site web des Producteurs de bovins du Québec

Les producteurs font état de plusieurs difficultés financières dans un marché où ils n’ont aucun contrôle sur le prix payé pour leurs animaux. On voyait vraiment cette année un cri du cœur de l’ensemble des producteurs. Il doit vraiment se faire quelque chose au cours des prochaines années au niveau de la couverture d’assurance stabilisation ou des conditions que le gouvernement mettra en place pour les investissements ou les prêts, observe Guy Gallant, directeur régional de l’Union des producteurs agricoles (UPA).

La plupart des producteurs de la Gaspésie élèvent leurs veaux pendant 10 à 12 mois et les vendront à l’encan pour l’engraissement. Chaque fois que nos veaux quittent la ferme pour les encans, explique Guy Gallant, il n’y a aucun retour possible, que la vente soit bonne ou pas bonne, notre produit est parti et il n’y aucun retour possible.

Les acheteurs sont aussi peu nombreux. On parle d’à peu près trois, quatre acheteurs majeurs, indique M. Gallant. Sur une grosse vente qu’il peut y avoir à Saint-Isidore, un lot de 1200 veaux, ça demeure un choix de ses quatre acheteurs qui vont faire le prix, cette journée-là.

Ce fonctionnement du marché a aussi été remis en question par les producteurs de la Gaspésie.

Pour stabiliser les revenus des producteurs, l’UPA envisage aussi de lancer un projet pour augmenter la productivité des fermes.

Bœuf Gaspésie mène un projet pilote pour élargir le marché et recruter d’autres producteurs. On s’aperçoit qu’à la limite, lorsqu’ils vendent un animal, ils ont un certain contrôle sur le prix de leur produit. On trouve que c’est un bel exemple. On regarde pour du développement et peut-être la possibilité d’inviter d’autres producteurs agricoles si la commercialisation augmente, commente M. Gallant.

L’UPA envisage aussi de lancer un projet de recherche afin de trouver des moyens d’augmenter la productivité des fermes et possiblement de donner une valeur ajoutée aux produits gaspésiens.

Le syndicat consultait aussi ses membres sur le refinancement de la fédération. La demande tombait à un bon moment. C’est un peu tout ça qu’on a vécu pendant la rencontre , raconte M. Gallant.

Le Syndicat des producteurs de bovins de la Gaspésie compte environ 80 membres et rassemble les producteurs de veaux d’embouche, les producteurs de Bœuf Gaspésie et les producteurs laitiers qui vendent aussi des vaches de réforme.

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Agro-industrie