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Blocages ferroviaires : la FSIN dénonce les propos d'Andrew Scheer sur les « privilèges »

Le chef héréditaire Ronnie West, au centre, en compagnie d'autres manifestants lors d'une marche de solidarité envers la Nation Wet'suwet'en, à Smithers, en C.-B.

Le chef héréditaire Ronnie West, au centre, lors d'une marche de solidarité envers la Nation Wet'suwet'en, à Smithers, en C.-B. (Archives).

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dick

Samuel Desbiens

La Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN) se dit choquée par les propos qu’a tenus vendredi dernier le chef démissionnaire du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, dans la foulée des blocages ferroviaires à travers le pays.

L’organisation provinciale estime que les commentaires d’Andrew Scheer selon lesquels les manifestants devraient vérifier leurs privilèges sont inquiétants et lui reproche son ignorance et son manque de connaissances au sujet des Premières Nations à travers le pays.

Nous aimerions accueillir Andrew Scheer et ses collègues dans nos communautés afin de remettre la question des privilèges en perspective. Si les Premières Nations étaient si privilégiées, nous n’aurions pas de difficultés à trouver un logement ni autant besoin d’infrastructures, affirme le chef de la FSIN, Bobby Cameron, dans un communiqué.

Vendredi dernier, en conférence de presse, Andrew Scheer a pressé Ottawa de permettre à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) d’intervenir afin d’empêcher les manifestants de bloquer délibérément l’exploitation des chemins de fer par des activités illégales.

Qualifiant la situation sur les chemins de fer au pays de ridicule, il a aussi invité les manifestants à vérifier leurs privilèges.

Mercredi, les premiers ministres des provinces et des territoires au Canada ont discuté entre eux des moyens qui pourraient être mis en oeuvre pour que cessent les blocages de voies ferrées partout au pays à la demande du premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe.

Ensemble, ils ont convenu qu’une réunion téléphonique avec le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, était nécessaire.

Pour le moment, Justin Trudeau n’a pas donné suite à cette demande.

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