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Retraité, Michaël Bournival redonne aux jeunes hockeyeurs

Un entraîneur de hockey devant des joueurs.

Michaël Bournival ne voit pas le temps passer depuis qu'il a pris sa retraite.

Photo : Radio-Canada / Sébastien St-Onge

La vie de retraité ? Michaël Bournival ne connaît pas encore. Depuis qu’il a accroché ses patins en juin, l’ancien du Canadien de Montréal ne voit pas le temps passer. « Ça roule tellement ! », lance-t-il d’entrée de jeu.

En plus de s’acquitter de ses responsabilités de jeune papa — sa fille est âgée d’un an —, il a entamé des études en kinésiologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Il apprécie beaucoup son programme d’études. Ça prouve à quel point j’ai choisi la bonne branche pour ma future carrière, lance Bournival en entrevue à Radio-Canada, quelques minutes avant une pratique à l’aréna Fernand-Asselin, à Trois-Rivières. Tout ce que je faisais à l’entraînement avant, maintenant je vois pourquoi je faisais ça. Quel muscle travaille de quelle façon. C’est vraiment intéressant.

Il a aussi effectué un retour sur la glace… comme entraîneur. Il a été recruté par Danny Dupont, le responsable du programme de hockey du Séminaire Saint-Joseph, pour diriger l’équipe des moins de 15 ans (M-15) dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire.

Un entraîneur de hockey sur la glace avec le sifflet dans la bouche et des joueurs en arrière-plan.

Michaël Bournival agit maintenant comme entraîneur d'une équipe du Séminaire Saint-Joseph, à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Les deux hommes se sont déjà côtoyés dans le passé. Dupont a travaillé comme entraîneur adjoint des Cataractes de Shawinigan lorsque Bournival était capitaine de la formation. Le retraité de 27 ans a sauté sur l’occasion, prenant soin de s’assurer que ses nouvelles fonctions n’empiéteraient pas sur ses études.

Aujourd’hui, il fait bénéficier une vingtaine de jeunes joueurs de hockey de son expérience dans le circuit Courteau et dans la Ligue nationale.

J’apporte des éléments que j’ai appris, des petits trucs, au cours de ma carrière.

Michaël Bournival

Adaptation nécessaire

Mais il y a une différence entre jouer avec les professionnels et entraîner des adolescents. C’est pourquoi une période de deux semaines a été nécessaire pour s’adapter à la clientèle, avoue le natif de Shawinigan. C’est vraiment différent. Il a surtout remarqué la grandeur du fossé entre lui et ses joueurs en expliquant des jeux et des exercices au tableau. Pour moi, c’est des choses acquises, mais eux ne les ont pas acquises encore, constate Bournival.

Un entraîneur de hockey expliquant un exercice au tableau à ses joueurs.

L'ancien joueur du Canadien de Montréal a surtout remarqué la grandeur du fossé entre lui et ses joueurs en expliquant des jeux et des exercices au tableau.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Tu vois des choses quand tu es sur la glace, mais quand tu es plus éloigné, tu en vois un petit peu plus. Au début, tu vois plein d’affaires, mais il ne faut pas que tu focus sur tout, il faut que tu focus sur le plus important, parce que c’est quand même des jeunes. Si tu mets trop d’informations, ils vont être tout mêlés.

Le travail, la clé

Les joueurs de l’équipe de Michaël Bournival ont soif d’apprendre. Sur le hockey, mais aussi sur les à-côtés, raconte-t-il en riant. Aussi, Bournival observe qu’à cet âge-là, ils pensent toujours à scorer. Ils évaluent leurs games à cause des buts. Sauf que l’entraîneur explique vouloir se concentrer sur l’effort mis par ses joueurs sur la glace.

Un entraîneur de hockey explique un exercice au tableau à ses joueurs.

Michaël Bournival avoue qu'une adaptation a été nécessaire dans les premières semaines.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Celui qui a joué 113 parties dans la LNH, avec le Tricolore et le Lightning de Tampa Bay, sait que le chemin pour s’y rendre est parsemé d’embûches. C’est ce qu’il cherche à transmettre à ses jeunes joueurs. Je leur dis tout le temps que c’est le travail qui m’a [permis] de percer. Oui, j’avais un certain talent, [...] mais il y en a qui faisaient plus de points que moi dans la Ligue américaine, mais je passais en avant à cause que je travaillais plus, j’apportais un peu plus en intensité.

Le capitaine des Cataractes de Shawinigan lors de la conquête de la coupe Memorial en 2012 insiste sur le fait que ce sont les joueurs qui font le plus de sacrifices qui vont attirer l’attention des entraîneurs et des recruteurs.

Ça va leur être utile dans la vie. Quand tu travailles, les employeurs cherchent du monde travaillant.

Michaël Bournival
Des jeunes qui jouent au hockey.

Michaël Bournival fait aujourd'hui profiter une vingtaine de jeunes de son expérience junior et professionnelle.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Moi j’ai accompli mon rêve et j’aimerais ça qu’ils réussissent à le vivre un jour et j’essaie de mettre tous les éléments en place, leur apprendre toutes les bonnes conduites, toute la discipline que ça implique. En l’ayant vécu, c’est quelque chose d’incroyable et j’espère qu’il y en a un ou plusieurs dans cette école-là qui vont réussir à gravir les échelons, conclut Michaël Bournival.

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Mauricie et Centre du Québec

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