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L'Université Laval songe à sévir contre la diffusion de notes de cours

La page à propos de StuDocu.

La page à propos de StuDocu.

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

L'Université Laval songe à sévir contre les utilisateurs de la plateforme StuDocu, qui permet d'échanger des notes de cours, des réponses d'examens et des résumés de lecture.

L’Université explore aussi la possibilité d’intégrer cet aspect à son Règlement disciplinaire, au même titre que le plagiat, a indiqué le porte-parole de l'Université Laval, Simon La Terreur.

L'établissement dit cependant privilégier le travail de sensibilisation et rédige présentement un avis sur les principes à respecter pour l’usage des notes de cours et du matériel pédagogique.

Le site Internet de Studocu donnant sur la page de l'Université Laval

La plateforme Studocu revendique des millions d'utilisateurs dans le monde.

Photo : Capture d'écran/Studocu.com

Des mesures justifiées

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval accueille positivement la stratégie proposée.

« Nous croyons qu’il est tout à fait justifié de prévoir des mesures disciplinaires coercitives », a réagi la présidente Christine Gauthier.

Cela témoigne, selon le syndicat, du sérieux avec lequel l’Université traite les problèmes de plagiat et de respect des droits d’auteur.

Des craintes pour sa réputation

La professeure de la Faculté de Droit, Sylvette Guillemard, dont les contenus de certains cours sont accessibles sur la plateforme, a confié plus tôt cette semaine à Radio-Canada qu'elle craignait pour sa réputation.

Elle a constaté que des documents publiés par d'anciens de ses étudiants et qui sont associés à sa personne étaient inexacts.

Le problème majeur, au-delà de l’indélicatesse de la chose, c’est que le cours mis en ligne [...] avec indication très claire de mon nom, est bourré de fautes, indique-t-elle. Erreurs de forme, mais plus graves, erreurs de fond.

Sylvette Guillemard est professeure de Droit à l'Université Laval.

Sylvette Guillemard est professeure de Droit à l'Université Laval.

Photo : Radio-Canada

Si des collègues ou des juristes connaissant la matière lisent ces notes et les prennent pour mes propos exacts, ils auront, à juste titre, une piètre opinion de moi et de ma compétence.

Sylvette Guillemard

Les utilisateurs de StuDocu sont à risque de commettre des erreurs graves, selon elle.

Des étudiants qui voudraient étudier la matière sans assister aux cours et en se fiant juste à ces notes en ligne, n’auraient pas la juste connaissance de la matière, regrette-t-elle.

Il n'y a rien de mal à dépanner un collègue qui a manqué un cours, ajoute-t-elle, mais c'est la large diffusion qui pose problème.

La professeure dit avoir dénoncé à plusieurs reprises la situation à la direction de sa faculté.

On me répond toujours: "l'Université s'en occupe". C'est trop facile de dire que la direction de l'Université s'en occupe. Peut-être qu'en effet, c'est l'université qui a les moyens, dans tous les sens, d'engager une lutte juridique.

L'Université Laval insiste et rappelle que le respect des droits d’auteurs est une priorité pour elle.

L'institution s'était dite préoccupée de voir que les étudiants qui alimentent StuDocu pourraient enfreindre les lois canadiennes.

Lancée en 2013, la plateforme revendique des millions d'utilisateurs dans le monde. On y compterait plus de 3000 documents publiés par des étudiants de l'Université Laval.

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