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Se faire soigner sans s'endetter, réclament les députés de l'Est-du-Québec

Sylvain Roy, Martin Ouellet et Joël Arseneau, notamment, lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale.

Des députés et des citoyens de la Côte-Nord, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine demandent à la ministre de la Santé de revoir sa politique de remboursement des déplacements.

Photo : Radio-Canada

Julie Tremblay

Les députés de l'Est-du-Québec font front commun pour demander au ministère de la Santé de revoir sa politique d'aide financière pour les patients qui doivent se déplacer dans le but d'obtenir des soins de santé.

Ces indemnités sont absolument dérisoires, estime le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau. Ils ne couvrent pas, loin de là, les dépenses encourues par les patients qui doivent payer de leurs poches leurs soins de santé, d'hébergement ou de transport, a-t-il affirmé en point de presse.

Selon les députés, bon nombre de patients en région doivent s'endetter en se déplaçant dans les grands centres pour obtenir des soins de santé qui ne sont pas accessibles chez eux.

Un véhicule circule sur la route 138 près de Franquelin.

Certains patients doivent parcourir des centaines de kilomètres pour obtenir des soins de santé. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Plusieurs citoyens des Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord se sont d'ailleurs déplacés à l'Assemblée nationale pour dénoncer cette situation.

Pour mon père, il y a un "per diem" de 75 dollars par jour. On arrive à l'aéroport, le tarif pour se rendre à l'Hôtel-Dieu [de Québec] est de 35 dollars. Donc, il reste 40 dollars pour se loger et se nourrir pour une journée.

Véronique Martinet, résidente des Îles-de-la-Madeleine

Selon Chantal Renaud, également madelinienne, ces soucis financiers s'ajoutent au stress relatif à l'état de santé des patients et à celui du déplacement.

Déjà le stress de savoir où on va, comment ça va se passer, notre famille n'est pas là, c'est pas facile, dit-elle.

Abolir la règle des 200 kilomètres

De plus, à l'instar du Centre de santé et de services sociaux de la Gaspésie, les députés demandent à Québec d'abolir la règle selon laquelle une aide financière est accordée seulement si le patient doit parcourir plus de 200 kilomètres pour recevoir les soins requis.

Ils souhaitent également que les indemnités relatives à la distance parcourue soient bonifiées.

On parle d'une indemnité de 13 cents du kilomètre, alors que, pour les infirmières, on parle de 44 cents, pour les fonctionnaires, 47 cents et pour les médecins, 86 cents. Je pense que les chiffres parlent d'eux-mêmes et qu'on doit revoir ces barèmes.

Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine

Selon le député Arseneau, le dossier serait déjà à l'étude au bureau de la ministre de la Santé, Danielle McCann.

Les députés espèrent toutefois que leurs demandes seront prises en compte dans le prochain budget provincial, qui sera dévoilé le 10 mars.

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Bas-Saint-Laurent

Santé