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Près de 200 passagers du Diamond Princess sont en route vers le Canada

Des Canadiens parlent ou marchent devant une série d'autobus stationnées les uns à côté des autres.

Les Canadiens admissibles à prendre le vol nolisé par Ottawa ont débarqué du Diamond Princess vers 8 h (HNE). Ils ont pris place à bord d'autobus stationnés sur le quai du port de Yokohama.

Photo : Facebook/Lolita Wiesner

Radio-Canada

L’insoutenable attente tire à sa fin pour environ 200 passagers canadiens du Diamond Princess, mis en quarantaine au port japonais de Yokohama depuis deux semaines pour endiguer une épidémie du nouveau coronavirus à bord.

Débarqués du Diamond Princess vers 8 h (HNE) jeudi, ils sont montés à bord de plusieurs autobus avant de rejoindre l'aéroport Haneda de Tokyo, d'où leur avion a décollé cet après-midi.

L'un d'eux, Allan Chow, avait publié plus tôt en avant-midi une vidéo dans laquelle on pouvait voir les Canadiens monter à bord des autobus, qui les attendaient sur un quai du port.

Avant que ces Canadiens ne descendent du Diamond Princess, du personnel médical canadien était passé de cabine en cabine pour évaluer leur état de santé une dernière fois avant le vol. Vêtu d’équipement de protection de pied en cap, le personnel a vérifié les symptômes des ressortissants canadiens, mais sans leur faire passer un test de détection du virus à proprement parler.

Cela a déjà été fait par les autorités japonaises, qui ne laissent quitter le Diamond Princess que les personnes dont les tests sont revenus négatifs.

L’avion nolisé par le gouvernement canadien doit normalement atterrir à la base militaire de Trenton au terme d’un vol d’environ 14 heures. Ils devraient arriver dans la nuit de jeudi à vendredi.

De là, les passagers seront transférés à l’Institut de formation de NAV Canada, à Cornwall, en Ontario. Ils devront alors se soumettre à une nouvelle quarantaine avant de retrouver leur vie normale.

Progression du nombre de cas

Au total, 634 passagers du Diamond Princess, dont 47 Canadiens, ont contracté le COVID-19 sur le paquebot, qui est devenu le principal foyer de contamination à la maladie à l’extérieur de la Chine continentale. Les autorités japonaises ont rapporté 13 nouveaux cas jeudi après avoir confirmé les deux premiers décès parmi les croisiéristes.

Des sorts différents pour les Canadiens

Deux personnes debout portent des équipements de protection, dont des masques et des gants. Des drapeaux canadiens sont cousus sur leur combinaison.

Une passagère du Diamond Princess a publié jeudi cette photo de deux infirmières canadiennes venues vérifier l'état de santé des Canadiens qui se trouvent à bord du paquebot et qui souhaitent prendre le vol nolisé par le gouvernement.

Photo : Facebook/Lolita Wiesner

Tous les Canadiens qui n’ont pas contracté le coronavirus ne sont pas nécessairement embarqués dans l’avion nolisé par Ottawa.

Sur place à Yokohama, le correspondant de CBC en Asie, Saša Petricic, raconte avoir parlé jeudi à une Canadienne qui avait signalé sa volonté de prendre le vol avant de changer d’idée à la dernière minute.

La femme lui a raconté qu’elle ne pouvait tolérer de subir une autre quarantaine de 14 jours à son retour au Canada.

Depuis mercredi, des centaines de passagers qui ont été déclarés négatifs au coronavirus peuvent effectivement quitter le paquebot, la quarantaine imposée par le gouvernement japonais étant terminée. Ils sont alors libres de leurs mouvements.

Un autobus dans le port de Yokohama.

443 passagers ont débarqué du Diamond Princess mercredi et 250 autres ont fait de même jeudi. Il s'agit exclusivement de passagers déclarés négatifs au coronavirus.

Photo : La Presse canadienne / Eugene Hoshiko/AP

Officiellement, Affaires mondiales Canada indique cependant que ces personnes seront soumises, à leur retour, à la Loi sur la mise en quarantaine, conformément à une décision qui sera prise par l’Agence de la santé publique du Canada.

Le ministère prévient aussi depuis plusieurs jours qu’ils pourraient être soumis à des restrictions qui les empêcheraient d’embarquer à bord de vols commerciaux.

Les Canadiens infectés restent au Japon

Les Canadiens qui ont contracté le COVID-19 doivent pour leur part s’en remettre aux autorités japonaises.

C’est le cas de Julien Bergeron qui a contracté le coronavirus au cours des derniers jours, et de sa conjointe Manon Trudel, qui demeure pour sa part en santé.

Julien Bergeron, un masque sur la bouche, s'apprête à quitter sa chambre. Un Japonais l'attend près de la porte.

Julien Bergeron, qui a contracté le coronavirus, a finalement quitté le Diamond Princess. Il a été transporté vers un hôpital japonais.

Photo : Facebook/Manon Trudel

Dans un message publié sur Facebook, jeudi matin, la sœur de Mme Trudel, Flavie, a indiqué que le couple avait finalement quitté le paquebot en direction d’un hôpital japonais.

Plus tôt cette semaine, Manon Trudel avait plaidé pour que son conjoint puisse embarquer à bord de l’avion canadien, comme l’ont fait les Américains avec leurs citoyens, mais en vain; Ottawa estimait qu’il était préférable qu’ils soient soignés au Japon.

Mme Trudel disait aussi avoir demandé à accompagner son conjoint à l’hôpital, même si elle n’avait pas la maladie, mais elle n’avait pas reçu de réponse des autorités japonaises. Il semble donc que sa requête ait été entendue.

Un septuagénaire ontarien, Craig Lee, est dans la même situation. Déclaré positif au coronavirus lundi, il a été transporté mardi vers l’hôpital de l’Université Fujita avec son compagnon de voyage, qui n’a pourtant pas contracté la maladie.

Dans un courriel à CBC, M. Lee relate qu’il est monté à bord d'un autobus avec d’autres personnes infectées, tandis que son compagnon est monté dans un second autobus, avec les passagers en bonne santé. Leur trajet a duré huit heures.

Sur place, son compagnon a été placé à un étage situé sous le sien.

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