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Grève « presque » inévitable des enseignants francophones demain

Des enseignants manifestent sur le trottoir avec des pancartes.

Les enseignants de l'AEFO avaient fait la grève durant une journée, le 13 février.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Radio-Canada

Les négociations contractuelles se poursuivent jeudi entre le gouvernement de Doug Ford et l'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO), mais le risque d'une grève provinciale vendredi continue de planer.

Pour la première fois en plus de 20 ans, les quatre syndicats d'enseignants ontariens, francophones et anglophones, doivent débrayer ensemble, vendredi, pour protester contre la lenteur des négociations et les compressions provinciales en éducation.

À moins d'une entente, 2 millions d'élèves ontariens de 5000 écoles seront ainsi privés de cours, tant au secondaire qu'à l'élémentaire.

Des pourparlers ont eu lieu mercredi et continuent jeudi avec deux des syndicats d'enseignants, soit l'AEFO et l'Association des enseignants catholiques anglophones (OECTA).

Toutefois, le président de l'AEFO, Rémi Sabourin, affirme que « les choses n'avancent pas énormément » et que la menace de grève provinciale d'un jour demeure pour vendredi.

À moins que l'impossible ou presque arrive, [il y a aura grève, vendredi].

Rémi Sabourin, président de l'AEFO

Les 12 000 membres de l'AEFO avaient organisé une grève d'un jour, le 13 février dernier.

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Rémi Sabourin, président de l’AEFO

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

De son côté, la présidente de l'OECTA, Liz Stuart, dit que le débrayage provincial de vendredi est un « front commun » des syndicats face aux « coupes » du gouvernement Ford.

Taille des classes et salaires

L'augmentation de la taille des classes, les hausses salariales, les avantages sociaux, l'ancienneté dans l'embauche et l'imposition de cours en ligne au secondaire figurent toujours parmi les points en litige.

Pour dénouer l'impasse, le premier ministre Ford et son ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, doivent mettre de côté leur « rhétorique politique » et négocier de bonne foi, soutient M. Sabourin. Il indique que les négociations pourraient se poursuivre entre les parties vendredi, même s'il y a grève.

Pour sa part, le ministre Lecce accuse les syndicats d'enseignants de prendre les élèves et leurs parents en otage avec leurs grèves tournantes. Il répète que le gouvernement n'a pas les moyens d'offrir aux syndiqués des augmentations supérieures à 1 % par année. C'est ce que prévoit la loi provinciale pour la rémunération des employés du secteur public.

Quant à la taille des classes, le ministre Lecce fait valoir que le gouvernement a assoupli sa position. Les syndicats rétorquent que le plan provincial prévoit toujours une augmentation du nombre d'élèves par classe au secondaire, même si ce n'est pas d'un nombre aussi élevé que le gouvernement l'avait annoncé au départ.

À couteaux tirés avec les conseils

L'AEFO affirme aussi que le Conseil des associations d’employeurs (CAE), qui représente les conseils scolaires, adopte des positions « incompréhensibles » et n'est « pas prêt » à négocier. C’est comme si les conseils scolaires sont sur une autre planète et que la grève n’existe pas pour eux, dit M. Sabourin.

Il ajoute ceci : Plutôt que de travailler avec nous pour contrer les attaques du gouvernement sur la profession enseignante, les conseils scolaires veulent alourdir la tâche des enseignantes et des enseignants. L'AEFO dit ne pas pouvoir donner de détails sur les points en litige, question de protéger la « confidentialité » des négociations.

Nous n'avons pas pu obtenir la réaction du CAE pour l'instant.

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Toronto

Éducation