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Hunters : quand la chasse aux nazis s'inspire de l'univers des bandes dessinées

Sept chasseurs et chasseuses de nazis sont debout autour d'une table.

« Hunters » met en scène un groupe ayant pour but d'éliminer d'anciens dirigeants nazis vivant à New York à la fin des années 1970.

Photo : YouTube / Amazon Prime Video

Agence France-Presse

La nouvelle production d'Amazon Prime bouscule les représentations de la Shoah en présentant un groupe de chasseurs et chasseuses de nazis mené par Al Pacino dans une série truffée de références aux personnages de bandes dessinées.

Après Jojo Rabbit, de Taika Waititi, comédie sur l'Allemagne nazie tout juste oscarisée, Hunters, diffusée à partir de vendredi, confirme l'ambition de scénaristes de parler différemment de cette terrible page de l'Histoire.

Le créateur de la série, David Weil, dit s'être nourri des histoires de sa grand-mère, rescapée des camps de concentration, et revendique le mélange des genres.

On avait hâte de voir comment ça allait cohabiter, a confié l'acteur Josh Radnor, un des chasseurs de nazis, lors de son passage à Paris. On a tout le temps réfléchi au ton.

À la différence de miniséries historiques comme Holocauste (1978), avec Meryl Streep, ou du film La vie est belle (1998), de Roberto Benigni, Hunters puise son inspiration directement dans les bandes dessinées, dans les univers Marvel et DC Comics, et lorgne du côté de Tarantino, version Le commando des bâtards (Inglourious Basterds).

La série est en outre produite par le nouveau roi de l'horreur, Jordan Peele, le réalisateur de Get Out.

Les minorités ripostent

Dans Hunters, Al Pacino incarne Meyer Offerman, un riche New-Yorkais rescapé d'Auschwitz que l'on compare successivement à Bruce Wayne, alias Batman, et au Professeur X, le chef des X-Men.

Autour de ce meneur gravitent une nonne, un couple âgé, une jeune femme noire et un homme asiatique.

Chacun de ces personnages fait partie d'une minorité ou de gens qui n'ont pas voix au chapitre. Chacun a des raisons personnelles de participer à cette chasse, souligne Josh Radnor.

On y trouve une jeune recrue, Jonah, dont la grand-mère, elle-même rescapée des camps, vient d'être assassinée à son domicile à New York.

Ce meurtre, en plein été 1977, est le point de départ de la série, qui met en évidence la présence d'anciens dirigeants nazis vivant sous couverture aux États-Unis, et l'émergence d'une nouvelle génération préparant le quatrième Reich.

Face à l'inaction des autorités, cette équipe éclectique décide d'agir dans l'ombre, imposant des règlements de comptes sanguinolents ou qui font lourdement référence aux méthodes nazies.

La série inspirée de faits réels fait également des aller-retour entre passé et présent, nous entraînant jusqu'à Auschwitz ou dans le ghetto juif, soulignant à gros traits la barbarie nazie et l'héroïsme des personnes déportées.

L'humour, c'est ce qui nous maintient même dans les situations les plus catastrophiques, a souligné Josh Radnor, souhaitant que la série de 10 épisodes soit prolongée. Et cet humour noir qui parle de la mort, c'est quelque chose que je connais bien, et c'est un genre dans lequel les Juifs sont plutôt bons.

Un mélange des genres qui a attiré Al Pacino, dont c'est la première participation à proprement parler à une série produite pour une plateforme de diffusion en continu.

L'acteur du Parrain, et plus récemment de The Irishmen, s'était toutefois déjà illustré à la télévision dans Angels in America (2003), minisérie sur les années sida adaptée de la pièce de théâtre du même titre.

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