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L’école de l’Alberta Ballet attire de plus en plus de jeunes danseurs

Cela fait plusieurs années que la direction de l'école travaille à recruter plus de jeunes danseurs.

Photo : Radio-Canada / Julie Préjet

Émilie Vast

En une année seulement, le nombre de danseurs âgés de plus de 15 ans a doublé à l’école professionnelle de l’Alberta Ballet, en passant de 10 à 20 garçons. 

À titre de comparaison, il y a 55 danseuses dans cette catégorie d'âge.

Roméo et Juliette, Casse-Noisette, Le lac des Cygnes... Tous ces grands ballets sont, notamment ,célèbres pour leur pas de deux. En danse classique, un pas de deux est un duo associant généralement une ballerine et un danseur.

Il y en a aussi en danse contemporaine.

Le jeune danseur Matt Bryce à la barre.

Matt Bryce danse depuis qu'il a 3 ans. Il fait partie des 20 danseurs plus expérimentés.

Photo : Radio-Canada / Julie Préjet

C’est notamment pour enseigner cette technique que l’Alberta Ballet s’est fixé comme objectif d’attirer plus de garçons. C’est très important d’augmenter le pourcentage de garçons dans l’école, souligne une professeure, Nathalie Nadeau-Hope. On a des classes de pas de deux, les filles ont besoin de partenaires pour danser.

Comme nous formons nos danseurs professionnellement, qu’ils sont destinés à trouver un emploi dans des compagnies aux quatre coins du monde, il est important qu’ils aient toutes les compétences, explique Ashley McNeil, directrice de l’école de l’Alberta Ballet. 

Depuis plusieurs années, l’école a fait du recrutement des garçons une priorité. Pour cela, elle a notamment créé des bourses d’études qui leur sont destinées.

Un débouché potentiel

Autre avantage : l’école de l’Alberta Ballet est une des rares compagnies au Canada à être associée à une compagnie. La moitié des danseurs professionnels de cette dernière sont d’anciens élèves de l’école. Ce débouché est un atout de taille quand il s’agit de recruter, de se démarquer des autres écoles. 

L'idée qu’on puisse se former dans une école professionnelle et que, ensuite, la compagnie puisse venir voir et employer ces danseurs, c’est aussi une méthode qui fonctionne très bien pour attirer de bons candidats, affirme Jean Grand-Maître, directeur artistique de l’Alberta Ballet. [...] La réputation de l’école a aussi grandi. Maintenant, on peut attirer des élèves qui viennent d'un peu partout dans le monde.

Un cours de danse de garçons.

Tous ces jeunes hommes ont pour ambition de devenir danseurs professionnels.

Photo : Radio-Canada / Julie Préjet

Matt Bryce, 17 ans, fait partie des 20 danseurs avancés. Il est entré dans l'école il y a trois ans et a donc été témoin du changement. Les garçons sont moins une minorité qu'avant ici, plaisante celui qui danse depuis qu'il a 3 ans.

Il reconnaît avoir commencé l’école pour faire comme sa soeur jumelle. Mais, aujourd’hui, il a la même ambition que ses camarades, soit faire carrière. L’an prochain, quand je serai diplômé, je vais postuler dans différentes compagnies et différents programmes. Je vais croiser les doigts et j’irai la où on voudra bien de moi, dit Matt Bryce en souriant.

Dès le plus jeune âge

Comment favoriser les parcours comme celui de Matt? Nous avons beaucoup investi dans nos programmes pour les garçons dès le plus jeune âge, souligne Ashley McNeil. Dans sa section ouverte à tous, l’école a créé des cours pour les garçons qui ont 3 ou 4 ans. Selon la directrice, le fait que ces cours ne sont pas mixtes, que les petits garçons ne se retrouvent pas au milieu de filles a permis d’augmenter le nombre d’inscriptions.

Ces élèves seront peut-être, dans quelques années, des candidats pour la section professionnelle. 

Nathalie Nadeau-Hope.

Nathalie Nadeau-Hope est un des professeurs qui enseignent à ces jeunes danseurs.

Photo : Radio-Canada / Julie Préjet

Souvent, lorsque les jeunes hommes réalisent à quel point c’est physique, ce que ça demande non seulement au niveau athlétique, mais aussi artistique, ils sont attirés par cet art, explique Jean Grand-Maître. 

Ce n’est pas un sport, car personne ne gagne ou ne perd, précise Matt Bryce, C’est plus un art collaboratif. Mais, physiquement, c’est extrêmement difficile. Et la moitié de notre entraînement consiste à apprendre à cacher la douleur.

Sur petit et grand écran

Tout comme les films Fame, dans les années 80, et Billy Elliot, en 2000, aujourd’hui, ce sont toutes les émissions de télévision consacrées à la danse qui peuvent aussi donner envie aux jeunes garçons de danser, selon Jean Grand-Maître. Si les jeunes peuvent voir la danse, le théâtre, la musique, ils vont comprendre qu’il y a peut-être des métiers qu’ils n’ont jamais envisagés. Et le rythme d’embauche des hommes pour la danse est extrêmement élevé en plus.

Un cours de danse de garçons.

Au total, il y a 75 élèves avancés au sein de l'école dont 20 garçons.

Photo : Radio-Canada / Julie Préjet

L’école de l’Alberta Ballet espère aussi que tous ces nouveaux danseurs donneront envie à d’autres de suivre leur trace. Les garçons qui ont peut-être un peu peur de montrer leur amour pour la danse, en voyant d’autres garçons danser, ça va les encourager à venir, conclut Nathalie Nadeau-Hope. 

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Alberta

Arts de la scène