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Le coronavirus freine la reprise à l'usine Fortress de Thurso

Un camion et des voitures garés devant l'usine Fortress de Thurso en hiver.

L'usine de Fortress transformait des produits forestiers en cellulose pour la confection de vêtements.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

La crise du nouveau coronavirus qui frappe la Chine nuirait à la reprise des activités de l'usine Fortress de Thurso, en Outaouais.

La production à l’usine Fortress est interrompue depuis le mois d’octobre en raison des prix trop bas de la pâte de cellulose sur le marché mondial.

Selon le président-directeur général de l’usine, Giovanni Iadeluca, le prix de la pâte, qui était en hausse au mois de janvier, fait maintenant du surplace en raison de la crise du coronavirus qui paralyse la région de Wuhan, freinant ainsi la reprise des activités à l'usine.

Présentement il n'y a pas de transactions et plusieurs usines de viscose et de rayonne sont dans la province de Wuhan où on retrouve le virus, affirme M. Iadeluca. Il précise qu’un hausse constante des prix de la pâte de cellulose aurait pu permettre d’envisager une reprise de la production.

M. Iadeluca a expliqué cette situation mercredi matin lors d’une rencontre d’information à laquelle ont participé quelques centaines d'employés de l'usine au centre communautaire de Thurso.

Plan large de l'entrée de l'usine tôt le matin.

L'usine Fortress à Thurso doit arrêter temporairement sa production en raison du faible prix de la cellulose sur les marchés.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Neuf investisseurs prêts à reprendre l’usine

Par ailleurs, M. Iadeluca a également mentionné au cours de la rencontre qu’il y aurait maintenant neuf investisseurs intéressés à racheter l'usine, mais que des ententes de confidentialité l’empêchent de donner plus de détails.

La semaine dernière, le gouvernement du Québec avait confirmé que trois investisseurs québécois s’étaient montrés intéressés à reprendre l’usine, mais que cela impliquait d’y trouver une nouvelle vocation.

Malgré l’espoir de trouver un nouvel investisseur, certains employés étaient déçus après la rencontre de mercredi matin de ne pas en savoir plus sur une possible relance de l’usine.

Le syndicat des employés de Fortress, affilié à Unifor, craint de perdre des travailleurs qualifiés aux profits d’autres usines.

C’est sûr et certain qu’on aurait aimé en savoir plus, savoir quand l’usine allait repartir, pour donner de l’espoir aux travailleurs, a affirmé le président de la section locale 894, Jean Léger.

C’est bien beau repartir l’usine, mais il faut du monde pour repartir cette usine-là. Il y a des gens de qualité qui sont partis, certains à Lebel-sur-Quévillon, certains dans d’autres usines, affirme M. Léger. On espère de pouvoir garder notre monde, ça va être ça le gros défi de cette usine-là.

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