•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La police d’Edmonton répond aux inquiétudes sur l'adoption de la reconnaissance faciale

Le visage d'un homme scanné par un ordinateur.

La police d'Edmonton envisage d'acheter un logiciel de reconnaissance faciale pour faciliter le travail de ses enquêteurs.

Photo : Getty Images

Audrey Neveu

Le Service de police d’Edmonton tente d’apaiser les inquiétudes soulevées récemment par divers groupes, parce qu'elle envisage d'utiliser un logiciel de reconnaissance faciale.

La commissaire à la privée privée de l’Alberta disait vouloir s’assurer que la technologie qu’utiliserait la police d’Edmonton ne contreviendrait pas aux lois sur la vie privée au Canada, ce que la police d’Edmonton promet.

Capture d'écran d'un moniteur de caméra utilisant un logiciel de reconnaissance faciale. Le visage de plusieurs personnes y est affiché avec une fenêtre d'analyse.

Des centaines de services policiers utilisent une technologie de reconnaissance faciale dans le monde.

Photo : AFP/Getty Images / David McNew

Elle souhaite que ses enquêteurs puissent comparer la photo ou la vidéo d’un suspect potentiel à leur base de données de clichés anthropométriques, soit les photos de personnes qui ont été accusées de crimes dans le passé.

Nous n’allons pas faire de comparaison avec des sources ouvertes, comme Facebook.

Warren Driechel, responsable du projet de reconnaissance faciale, Service de police d'Edmonton

La technologie de reconnaissance faciale permettrait aux policiers d’accélérer le processus d’identification des suspects et d’agir plus rapidement. Dans la plupart des enquêtes de nos jours, nous obtenons des vidéos, parfois en quantité tellement importante qu’il est difficile de gérer cela avec nos méthodes d’identification traditionnelles, explique le responsable du projet de reconnaissance faciale du Service de police d'Edmonton, Warren Driechel.

La directrice de la vie privée, de la surveillance et de la technologie de l’Association canadienne des libertés civiles, Brenda McPhail, craint que l’image de personnes présentes dans ces photos ou ces vidéos, mais qui ne sont pas suspectes, ne se retrouvent dans la base de données de la police. La police d’Edmonton n’a pas répondu à cette question particulière.

Une supervision est nécessaire, selon la police d’Edmonton

Warren Driechel rappelle toutefois que la reconnaissance faciale n’est pas une panacée. Nous n’allons pas simplement prendre les résultats que nous donne le logiciel et agir, dit-il.

Le logiciel peut nous donner des centaines de résultats positifs. Alors nous avons besoin d’un être humain pour les évaluer.

Warren Driechel, responsable du projet de reconnaissance faciale, Service de police d'Edmonton

Seuls quelques enquêteurs seront formés pour utiliser cette technologie. Ils s’inspireront également des leçons qu’ont apprises d’autres services policiers qui ont implanté la reconnaissance faciale, notamment le Service de police de Calgary, qui a été le premier à le faire au Canada en 2014.

La police d’Edmonton refuse de divulguer le nom de la compagnie avec lequel elle est présentement en pourparlers, mais confirme qu’il ne s’agit pas de l’entreprise Clearview AI, créatrice d'un logiciel controversé qu’a utilisé la police de Toronto.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !