•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Recrudescence des surdoses à Regina : la crise est évitable, selon un expert

Des seringues usagées et des médicaments d'ordonnance sont éparpillés de façon désordonnée sur une table.

Il faudrait tester les drogues dures pour détecter la présence de fentanyl, croit Vidya Reddy.

Photo : iStock / Darwin Brandis

Radio-Canada

Depuis le 1er janvier 2020, 62 surdoses ont été signalées à la police de Regina. Un porte-parole de l’organisme AIDS Programs South Saskatchewan affirme toutefois que la crise est « tout à fait évitable ».

« Je ne sais pas pourquoi nous n’avons pas prévu cela en voyant le nombre de morts augmenter en 2016, en 2017 et en 2018. [Elles] sont en constante augmentation, mais nous n’avons pas fait d'efforts en tant que communauté », explique Vidya Reddy, spécialiste en information et en éducation à AIDS Programs.

Deux des 62 personnes victimes de surdose en sont mortes, selon la police de Regina. Ces morts sont « accidentelles [...] et peuvent facilement être évitées », affirme Vidya Reddy.

Il estime que la création d’un centre d’injection supervisée pourrait être une réponse à la recrudescence de surdoses.

Nous avons questionné nos clients et leur avons demandé ce qu’ils voulaient, et la majorité d’entre eux nous ont dit qu’ils utiliseraient un centre d’injection supervisée s’il y en avait un ici.

Vidya Reddy, spécialiste en information et en éducation, AIDS Programs South Saskatchewan

Selon Vidya Reddy, la création d'un tel centre à Regina permettrait de diminuer le nombre de morts.

Une autre option à considérer est la possibilité de tester les drogues dures pour détecter la présence de fentanyl, dit-il. Selon lui, il s’agit d’une « tâche simple qui ne coûte pas trop cher ».

Il faut qu'il y ait plus de places pour les toxicomanes dans les hôpitaux et davantage d’experts dans la province, estime de son côté le ministre de la Santé de la Saskatchewan, Jim Reiter.

« C’est un problème grave », dit Ryan Meili

Le chef de l’opposition officielle, Ryan Meili, affirme que la Saskatchewan a besoin de se doter d’un « meilleur plan » en matière de toxicomanie.

La toxicomanie en Saskatchewan, ça tue, ça cause des crimes et ça met de la pression sur notre système de santé. On a besoin de salles d’urgence spécifiquement pour les problèmes de santé mentale et de toxicomanie et plus de soins à long terme aussi.

Ryan Meili, chef du NPD de la Saskatchewan

Le Nouveau Parti démocratique s’engage à, s’il est porté au pouvoir en octobre prochain, mettre en place de telles mesures, assure Ryan Meili.

Avec les informations de Karel Houde-Hébert et Gregory Wilson

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saskatchewan

Crise des opioïdes