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Un conte de fées sans glace pour Laurent Dubreuil et les patineurs québécois

Laurent Dubreuil et Antoine Gélinas-Beaulieu posent avec leurs médailles de bronze des Mondiaux par distance de Salt Lake City.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Piedboeuf

Guillaume Piedboeuf

Ce qui devait être une année particulièrement difficile pour les patineurs de vitesse longue piste québécois a pris des airs de conte de fées aux Mondiaux de Salt Lake City. Malgré l'absence d’un anneau de glace pour s’entraîner, le Lévisien Laurent Dubreuil revient des États-Unis avec une médaille de bronze.

« C’est quand même assez exceptionnel de voir les patineurs québécois obtenir pareils résultats », a illustré l’entraîneur de l’équipe canadienne Gregor Jelonek, entouré de ses athlètes québécois à la salle d’entraînement du Peps de l’Université Laval.

« C’est comme si on avait des joueurs de hockey qui ne patinent pas à l’entraînement. »

Si l’équipe canadienne de patinage de vitesse longue piste a obtenu sa meilleure récolte aux Mondiaux en plus de 10 ans, avec neuf médailles, c’est en partie grâce aux podiums signés par Laurent Dubreuil, Antoine Gélinas-Beaulieu et Valérie Maltais. Trois patineurs qui avaient en quelque sorte accepté de sacrifier une partie de leur entraînement pour permettre la construction du futur Centre de glaces de Sainte-Foy.

Depuis le début du chantier sur le terrain de l’ancien anneau Gaétan-Boucher, à l’automne 2018, les Québécois doivent se rendre à Calgary pour s’entraîner. Concrètement, cela veut dire se passer de glace lorsqu’ils sont à la maison entre les compétitions.

Il lève un pouce en l'air.

Laurent Dubreuil après son 1000 m à la Coupe du monde de Calgary, début février.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Mission accomplie pour Dubreuil

À deux semaines des Mondiaux, j’étais chez nous et je me disais que j’avais patiné trois fois en six semaines. Je ne mentirai pas, j’étais inquiet, a relaté Laurent Dubreuil, mercredi.

Pas qu’il se plaigne de la situation, la communauté québécoise du patinage attend le Centre de glaces depuis tellement longtemps.

Il y a une différence entre se sentir en forme en salle et être en forme sur tes deux lames.

Laurent Dubreuil

Heureusement, le Lévisien de 27 ans a vite retrouvé ses repères durant les compétitions précédant les Mondiaux et il l’a prouvé dès son arrivée à Salt Lake City en remportant haut la main le sprint par équipe avec ses coéquipiers Antoine Gélinas-Beaulieu et Gilmore Junio… avant qu’ils ne se voient disqualifiés.

Ç'a été dur de passer par dessus la frustration de ce qui est arrivé, mais ça nous a montré qu’on avait une forme incroyable pour nos courses individuelles, a expliqué Dubreuil, qui a finalement profité de la disqualification d’un adversaire pour monter sur le podium au 1000 m, sa deuxième médaille en carrière aux Mondiaux seniors après le bronze au 500 m, en 2015.

C’était l’objectif de ma saison de gagner une médaille, mais en début d’année je ne m’attendais pas du tout à ce que ce soit au 1000 m, a avoué le spécialiste de longue date du 500 m.

Faire avec les moyens du bord

Quant à Gélinas-Beaulieu, qui a lui aussi décroché une médaille de bronze au départ groupé à la dernière journée des Mondiaux, il se demandait si l’entraînement non orthodoxe cet hiver n’a pas un peu joué en sa faveur.

Je pense que ça nous rend plus créatifs et plus libres en dehors de la glace. On fait avec les moyens du bord, on peut être décalé dans nos exercices et on n’a pas à se fier à un cadre ultra strict. Ça nous donne cette petite étincelle, les Québécois, sur la scène internationale.

Antoine Gélinas-Beaulieu lors des sélections nationales à Calgary

Antoine Gélinas-Beaulieu

Photo : Arno Hoogveld/Anneau olympique de Calgary

N’empêche, l’ouverture annoncée du Centre de glaces en 2020 réjouit tous les patineurs québécois. D’autant plus que les excellents résultats aux Mondiaux sont de bon augure, à deux ans des Jeux de Pékin, pour obtenir davantage de financement du programme À nous le podium.

Malgré sa médaille à Salt Lake City, c’est à ses frais que Laurent Dubreuil se rendra à la finale de la Coupe du Monde et aux Championnats mondiaux de sprint, en Norvège dans une dizaine de jours.

Une compétition historique qui ne couronne que trois patineurs au classement cumulatif de quatre courses, deux de 500 m et deux de 1000 m. Aux Mondiaux par distance, seulement Pavel Kulizhnikov a fait mieux que moi sur les deux distances. Ça me met en très bonne position pour viser un podium.

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Patinage de vitesse