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Les barrages ferroviaires risquent de faire bondir le prix des aliments

Pour le Nouvel An lunaire, tous font des provisions de fruits frais, de gâteaux et de gourmandises.

Photo : Radio-Canada / Dominique Lévesque

Le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) anticipe une hausse du prix des denrées si les barrages qui paralysent le transport ferroviaire ne sont pas levés dans les prochains jours.

Dès la semaine prochaine, les consommateurs pourraient devoir payer certains produits plus cher, selon le président de l'organisme au Québec, Marc Fortin.

Tous les grands distributeurs font des pieds et des mains avec des plans B et des plans C pour obtenir tous les produits dont les Québécois ont besoin et évidemment ça a des impacts sur les coûts, explique-t-il.

En guise d'exemple, Marc Fortin avance que certaines entreprises pourraient être forcées de changer de fournisseurs et même de s’approvisionner à partir d’autres pays.

La minute où on met un conteneur sur un camion, le prix augmente de 20 % à 30 %.

Marc Fortin, président de la section Québec du Conseil canadien du commerce de détail

Le transit des marchandises est d’autant plus compliqué parce que les ports sont aussi touchés. Les marchandises qui voyagent habituellement par train s’entassent sur les quais et dans les navires.

Les conteneurs sont pris dans des bateaux à l’extérieur de Prince-Rupert, 47 ou 48 bateaux qui attendent de se faire vider en ce moment et qui ne sont pas capables d’entrer au port, relate le représentant du CCCD.

Marc Fortin ajoute que les barrages pourraient entraîner des problèmes d'approvisionnement de chlore industriel, notamment utilisé par les villes dans les usines de traitement d'eau potable.

Il y a des enjeux vraiment particuliers pour les municipalités, a pour sa part commenté la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, mercredi après-midi. Elle a assuré que le gouvernement du Québec suivait l'évolution de la situation d'heure en heure.

Pour nous autres, c'est critique

À l’image de ce qu’elles ont vécu récemment avec la grève des employés du CN, plusieurs entreprises craignent de manquer de propane si les livraisons par train ne reprennent pas.

À Saint-Narcisse-de-Beaurivage, l’entreprise Structure d’acier Turgeon a besoin d’environ 1000 litres par jour pour chauffer son bâtiment.

René Turgeon, copropriétaire de Structures d'acier Turgeon.

René Turgeon, copropriétaire de Structures d'acier Turgeon

Photo : Radio-Canada

Sans propane, impossible de faire circuler l’air et d'évacuer les gaz générés par les activités de soudure. Si les chaînes d’approvisionnement ne sont pas rétablies d’ici une dizaine de jours, l'entreprise sera forcée d’arrêter la production.

Pour nous autres, c'est critique. [Sans propane], l'eau peut geler, les travailleurs vont se retrouver sans travail ou il va falloir trouver une solution pour essayer de chauffer ça et on n'en voit pas comme c'est là, désespère le copropriétaire René Turgeon.

Barrages de questions

À Ottawa, le premier ministre Justin Trudeau a fait face à un barrage de questions sur les blocages ferroviaires.

Le député conservateur de Louis-Saint-Laurent, Gérard Deltell, a interpellé le premier ministre en citant l’exemple d’un résident de sa circonscription.

Le député conservateur Gérard Deltell pose une question au premier ministre à la Chambre des communes à Ottawa.

Le député conservateur Gérard Deltell pose une question au premier ministre à la Chambre des communes à Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Jean-François Bergeron, c’est le président de Capital Propane. La situation est pire qu’en novembre, il a dû couper le service à 60 % de sa clientèle, 30 nouveaux autobus au propane sont stationnés. Si le premier ministre refuse de répondre à l’opposition officielle, peut-il dire à M. Bergeron quand les barricades vont-elles être levées? a tonné Gérard Deltell.

Comme il le fait depuis le début de la crise, Justin Trudeau a insisté sur l’importance de résoudre le conflit de manière pacifique.

Ce que propose l’opposition, d’y aller de force, n’est pas une solution pour résoudre les défis auxquels font face M. Bergeron ou d’autres, a répondu le premier ministre.

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