•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le nombre de motoneigistes dans les monts Groulx augmente chaque année

Deux motoneigistes

De plus en plus de touristes viennent faire de la motoneige dans les monts Groulx.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Radio-Canada

La Station Uapishka des monts Groulx, au nord de Baie-Comeau, attire de plus en plus de motoneigistes.

Depuis sa fondation en 2015, la Station Uapishka enregistre une hausse du nombre de motoneigistes qui fréquentent son territoire de 10 à 15 % chaque année. À titre d'exemple, la station a compté 569 motoneigistes en 2017 et plus de 700 dans la dernière année.

Malgré le froid, les motoneigistes sont enchantés par la neige abondante, la nature unique et le sentiment d’être seul au monde qu’offre la Réserve de biodiversité Uapishka. Le secteur attire des touristes de partout au Québec, affirme Simon Jean, qui est guide à la Station Uapishka depuis 2011.

On a des gens qui viennent de la Gaspésie, de Joliette, Sherbrooke, Montréal, Gatineau, Saguenay-Lac-St-Jean. Pourquoi les gens vont faire jusqu'à 20 heures de route pour venir ici? Parce que c’est un terrain de jeux que tu ne retrouves pas ailleurs!

Un groupe de motoneigistes a fait la route depuis le Saguenay pour venir profiter des conditions qu’offrent les monts Groulx. Ils ont fait près de 20 heures de route et ont dépensé plus de 1500 $ chacun pour y passer trois jours.

Un groupe de motoneigistes dans les monts Groulx

Des touristes du Saguenay ont fait la route jusqu'aux monts Groulx pour venir faire de la motoneige.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Trop de motoneiges?

Le secteur est désigné comme une zone de biodiversité, une aire protégée par le ministère de l'Environnement. Vingt-quatre motoneiges sont autorisées sur le site, chaque jour.

Par contre, les monts Groulx accueillent, en moyenne, une douzaine de motoneigistes par jour. La Réserve de biodiversité Uapishka pourrait donc en recevoir le double.

Toutefois, l'Association des amis des monts Groulx, craint que le nombre croissant de motoneiges n'engendre des conflits d'usage entre randonneurs et motoneigistes. Ils vont même jusqu’à dénoncer la présence de véhicules motorisés dans la Réserve de biodiversité Uapishka, affirme un des membres du conseil d'administration de l’Association, Guy Boudreau.  

L'Association a toujours été favorable au développement de la motoneige dans les monts Groulx. La seule chose qu'on préconise, c'est que ce développement-là se fasse à l'extérieur de la réserve de biodiversité. Les randonneurs ne viennent pas ici pour voir des traces de motoneige, encore moins pour en voir et en entendre.

Guy Boudreau accorde une entrevue à Radio-Canada

Guy Boudreau est membre du conseil d'administration de l'Association des amis des monts Groulx.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Le directeur général de la Réserve de biosphère Manicouagan-Uapishka, Jean-Philippe Messier, veut miser sur des activités comme le ski et la raquette plutôt que sur l’augmentation du nombre de motoneigistes pour développer le tourisme dans le secteur.

Même qu'on est plutôt dans une dynamique inverse de limiter la motoneige par des quotas, par toutes sortes de processus d'encadrement et les efforts qui sont faits par l'organisation, c’est au niveau du tourisme non motorisé.

Jean-Philippe Messer accorde une entrevue à Radio-Canada

Le directeur général de la Réserve de biosphère Manicouagan-Uapishka, Jean-Philippe Messier

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Pour développer son offre touristique, la Station Uapishka compte aussi miser sur la culture innue. De plus, elle compte proposer des forfaits tout-inclus pour ses touristes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Côte-Nord

Environnement