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Nouveau test hypothécaire pour les acheteurs qui veulent un prêt au Canada

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À partir du 6 avril, le test de résistance pour les prêts hypothécaires sera calculé de manière moins restrictive.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le gouvernement du Canada dévoile de nouvelles règles qui devront être appliquées à partir d’avril aux fameux « tests de stress » que les banques canadiennes doivent réaliser avant de décider si un client se qualifie ou non pour un prêt hypothécaire et à quelles conditions.

Depuis un peu plus de deux ans au Canada, un emprunteur potentiel est testé sur sa capacité à rembourser le prêt à un taux d’intérêt plus élevé. Si l’emprunteur échoue au test, le prêteur n’est pas autorisé à lui donner de l’argent.

Les règles du premier test de résistance ont eu pour effet de refroidir le marché, en particulier pour les premiers acheteurs, ce qui a fait baisser les prix dans de nombreux marchés.

Le ministère des Finances du Canada indique qu’à partir du 6 avril, ce test de résistance pour les prêts hypothécaires sera calculé d’une nouvelle manière. Les nouvelles règles ont pour objectif en principe d’abaisser, du moins à court terme, la barre que les demandeurs de prêts hypothécaires doivent franchir depuis janvier 2018 pour se qualifier.

Le ministre Morneau debout devant un lutrin.

Le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau

Photo : La Presse canadienne / Todd Korol

La nouvelle arrive quelques semaines seulement après que le premier ministre Justin Trudeau eut officiellement demandé à son ministre des Finances Bill Morneau, en décembre, d’examiner les recommandations des agences financières visant à rendre le test de stress de l’emprunteur plus dynamique.

Ce qui va changer pour les acheteurs

Les emprunteurs assurés, y compris ceux qui achètent avec une mise de fonds de moins de 20 %, devront prouver qu’ils peuvent se permettre un paiement mensuel basé sur un taux qui est égal au taux hypothécaire assuré fixe médian hebdomadaire de 5 ans, plus 2 %.

Le ministre Morneau déclare que le gouvernement veut rendre le test de résistance plus dynamique par rapport aux conditions du marché, plus lié à une baisse ou à une hausse des taux réels.

Ce changement répond à l’une des principales critiques du test de résistance, à savoir que la barre avait été placée arbitrairement à un niveau élevé.

Pancarte indiquant des condos à vendre et à louer avec un édifice en arrière plan.

Les changements devraient faciliter la réussite du test de résistance et donc l’achat d’un logement.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Cela permettra de s’assurer que les gens ne prennent que des hypothèques adaptées à la situation, et cela signifie que les changements dans le test de résistance seront là si la moyenne […] des taux fournis par les banques baisse ou augmente réellement, a dit M. Morneau à propos des changements.

Il s’adaptera en fait de manière appropriée aux conditions dynamiques du marché, a-t-il ajouté.

Cela devrait faciliter la réussite du test de stress et donc l’achat d’un logement. Théoriquement, cela devrait contribuer à faire monter les prix, car plus de personnes seront qualifiées pour acheter.

Selon des calculs effectués pour le compte de CBC par un évaluateur indépendant, selon le test actuel, un acheteur ayant un revenu annuel de 100 000 $ et une mise de fonds de 10 % serait admissible à un prêt hypothécaire à 2,89 % et pourrait acheter une maison évaluée à 511 424 $.

Selon les nouvelles règles, ajustées aux taux réels d’intérêts plus bas en ce moment, ce même acheteur pourra à partir du 6 avril se permettre d’acheter une maison de 526 632 $, ce qui représente un pouvoir d’achat supérieur de 15 000 $.

Une affiche qui dit «vendue» devant une maison en briques.

Une maison vendue à Toronto

Photo : PC / Graeme Roy

Avec les informations de CBC

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