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Trump congédie le numéro trois du Pentagone

John Rood lors d'une conférence de presse.

Donald Trump a congédié le numéro trois du Pentagone, John Rood.

Photo : The Associated Press / Jacquelyn Martin

Radio-Canada

Donald Trump a congédié mercredi le numéro trois du Pentagone, John Rood, qui a joué un rôle indirect dans l'enquête sur l'affaire ukrainienne, par l'intermédiaire d'un courriel qui contredisait l'un des arguments de la défense du président américain.

M. Rood, le secrétaire à la Défense adjoint chargé des questions politiques, démissionnera à la fin du mois, a signalé une porte-parole du département américain de la Défense, Alyssa Farah, dans un communiqué qui ne précise pas la raison pour laquelle M. Rood a été démis de ses fonctions.

L’adjoint de M. Rood, James Anderson, assurera l'intérim en attendant la nomination d'un nouveau numéro trois par le président et sa confirmation par le Congrès, a-t-elle ajouté.

Je voudrais remercier John Rood pour avoir servi notre pays et je lui souhaite tout ce qu'il y a de mieux dans ses activités futures, a tweeté Donald Trump.

Le président américain, Donald Trump, s'adresse aux médias sur le terrain de la Maison-Blanche.

Au début du mois, Donald Trump a congédié le lieutenant-colonel Alexander Vindman ainsi que l'ambassadeur des États-Unis auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland.

Photo : Reuters / Mike Theiler

Dans le cadre de son travail, John Rood avait assuré au Congrès que l’Ukraine avait fait les réformes nécessaires pour bénéficier d'une aide militaire de 250 millions de dollars américains promise par les États-Unis.

C'est pour avoir retenu cette aide et avoir paru rendre son versement conditionnel à une enquête sur son rival démocrate Joe Biden, au cours d'une conversation téléphonique avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, que Donald Trump a été mis en accusation pour abus de pouvoir et entrave au travail du Congrès, en décembre dernier.

Quelques heures après ledit appel téléphonique, le 25 juillet dernier, John Rood a affirmé, dans un courriel au secrétaire à la Défense, Mark Esper, que retenir cette aide à ce moment-ci pourrait empêcher de saisir cette occasion unique et nuire à nos priorités en matière de défense en ce qui concerne ce partenaire clé dans la rivalité stratégique avec la Russie.

Cette affirmation avait été largement perçue comme une entaille à un des arguments clés de la défense de Donald Trump, dans le cadre de l'enquête et du procès en destitution, selon lequel ce dernier aurait bloqué les fonds promis à l’Ukraine parce qu'il était préoccupé par la corruption dans ce pays.

Des membres de l'administration américaine ont mentionné à CNN que M. Rood avait des différends avec l’administration sur de nombreux sujets, notamment l’Afghanistan et l’Ukraine.

Un autre départ au sein du gouvernement

L’annonce de la démission forcée de M. Rood s’ajoute à une série de départs liés au dossier de l’Ukraine.

Au début du mois, le président Trump avait congédié le lieutenant-colonel Alexander Vindman, expert de l'Ukraine au Conseil de sécurité nationale (NSC) américain, ainsi que l'ambassadeur des États-Unis auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland.

Lors de son témoignage devant la Chambre des représentants, en novembre, Gordon Sondland avait mentionné qu’il croyait que l'administration Trump liait l'enquête sur la société gazière ukrainienne Burisma, pour laquelle Hunter Biden a siégé à la direction, à près de 400 millions de dollars américains d'aide à l'Ukraine.

De son côté, Alexander Vindman avait témoigné à huis clos à la fin d'octobre 2019. Il avait notamment mentionné avoir écouté l'entretien téléphonique du mois de juillet entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky et avoir été « préoccupé par cet appel ».

Le procès en destitution de Donald Trump s'est conclu par l'acquittement du président américain le 5 février.

Avec les informations de Agence France-Presse, et CNN

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