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Peu de soutien pour l’apprentissage en ligne, selon un sondage du TDSB

Des élèves regardent leurs ordinateurs dans une classe.

Un récent sondage du conseil scolaire public de Toronto démontre qu'il y a peu de soutien pour les cours en ligne obligatoires.

Photo : Radio-Canada / Lien Yeung

Radio-Canada

La grande majorité des personnes qui ont répondu à un récent sondage du conseil scolaire public anglais de Toronto (TDSB) ne soutiennent pas le projet de la province d’imposer des cours en ligne aux élèves du secondaire, a annoncé le conseil mardi.

Dans une lettre adressée au ministre de l'Éducation Stephen Lecce, la présidente du TDSB, Robin Pilkey, souligne que le conseil d'administration n'est pas contre l'apprentissage en ligne.

Cependant, notre enquête a révélé que les élèves, les parents et les enseignants sont très préoccupés par le projet de votre gouvernement de rendre l'apprentissage électronique obligatoire, ajoute-t-elle.

Selon l’enquête du TDSB menée auprès de 5000 personnes, 87 % des élèves, 81 % des parents et 97 % des enseignants ont répondu ne pas soutenir la décision du ministère d'imposer des cours en ligne.

Par ailleurs, 67 % des élèves estiment que l'apprentissage en ligne obligatoire ne serait pas bénéfique pour eux, et 21 % n'en sont pas certains. Quant aux parents, 65 % pensent également que ce ne serait pas bénéfique et 18 % n'en sont pas certains.

Du côté des enseignants, l’avis est encore plus tranché : 91 % estiment que l’apprentissage en ligne n’est pas bénéfique pour les élèves, et seulement 6 % ont répondu ne pas être certains.

Plaidoyer auprès du ministère

La présidente du TDSB, Robin Pilkey implore le ministre de l'Éducation de tenir compte de l'opinion des élèves, des parents et des enseignants.

Nous craignons que cela nuise à la réussite et au bien-être de nos élèves, et réduise leurs chances d'obtenir leur diplôme et de poursuivre des études postsecondaires, déclare Mme Pilkey dans sa lettre.

Une enseigne devant un édifice en briques

Un sondage du conseil scolaire public anglais de Toronto montre que le projet d'imposer des cours en ligne n'est pas populaire.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Il est également préoccupant que nos élèves choisissent maintenant leurs cours pour l'année scolaire à venir, avec peu ou pas de connaissance de ce à quoi ressembleront les cours d'apprentissage en ligne de votre gouvernement, alors qu’il sera obligatoire pour eux non seulement de suivre deux cours d'apprentissage en ligne, mais aussi de les réussir afin d'obtenir leur diplôme, ajoute-t-elle.

Dans une déclaration écrite, la porte-parole du ministère de l'Éducation, Alexandra Adamo, a seulement répondu que le gouvernement reste engagé à construire un système d'apprentissage en ligne de premier plan au niveau mondial pour renforcer les compétences des élèves de l'Ontario dans l'économie moderne.

Nous sommes en train d'élaborer et de mettre en œuvre un programme ontarien qui garantira aux élèves une certaine souplesse, une culture technologique et un vaste choix de cours, grâce à deux cours obligatoires tout au long de leur scolarité secondaire.

L'apprentissage en ligne est devenu un enjeu majeur dans les négociations entre le gouvernement provincial et les enseignants, au même titre que la taille des classes et la rémunération.

Avec les informations de CBC

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Toronto

Éducation