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Le refus de la famille est l’un des principaux obstacles aux dons d’organes

Des chirurgiens procèdent à une transplantation d'organe.

De nouvelles statistiques démontrent que c'est souvent le refus de la famille qui bloque le processus.

Photo : iStock

Radio-Canada

Alors que le gouvernement de Nouvelle-Écosse vient de voter une nouvelle loi, en avril dernier, qui adopte le consentement présumé des personnes pour le don d’organes, de nouvelles statistiques montrent que c'est souvent le refus de la famille qui bloque le processus.

De nombreuses familles refusent que leurs proches donnent leurs organes, au moment de leur mort, même si ces derniers ont déjà accordé leur consentement auparavant, selon une étude du Programme de traumatologie de la Nouvelle-Écosse.

Le Dr Rob Green, directeur provincial du programme, a décidé d’analyser des statistiques des dons d’organes entre 2009 et 2016 pour mieux comprendre la raison pour laquelle le personnel médical n’a pas pu prélever les organes de certains patients identifiés comme donneurs potentiels.

Il a découvert que dans 50 % des cas, si le personnel médical ne peut pas prélever des organes de patients identifiés comme donneurs, cela est dû à un refus de la famille.

Des classeurs dans une salle médicale.

Chacun de ces classeurs représente une personne du Canada atlantique en attente d'un don d'organe.

Photo : Radio-Canada / Dave Laughlin

Alors que la Nouvelle-Écosse devançait autrefois les autres provinces canadiennes pour ce qui est du nombre de dons, elle a récemment glissé vers le milieu du peloton, a déclaré le Dr Stephen Beed, directeur médical du programme de dons d'organes de la Nouvelle-Écosse Legacy of Life.

Nous savons que lorsque des personnes formées font partie de la conversation, le taux de consentement s'améliore, a-t-il ajouté. Nous n'avons pas vraiment réussi à augmenter le nombre de nos donneurs. Mais d'autres provinces ont fait des progrès impressionnants.

Le Dr Stephen Beed.

Le Dr Stephen Beed, directeur médical du programme de dons d'organes de la Nouvelle-Écosse, affirme que la Nouvelle-Écosse a déjà été en tête du pays pour le taux de dons d'organes.

Photo : Radio-Canada / Brian MacKay

Ces nouvelles statistiques sont dévoilées quelques mois après l’adoption d’une nouvelle loi qui suppose le consentement au don d’organes des personnes dans la province. Cette loi a été votée à l’unanimité en avril 2019 et doit entrer en vigueur de 12 à 18 mois après ce vote.

Après sa mise en œuvre, tous les adultes de la province seront considérés comme des donneurs d’organes potentiels, à moins qu’ils ne mentionnent leur refus. Les familles continueront quand même d’être consultées sur les souhaits de leurs proches.

La Nouvelle-Écosse devient ainsi la première autorité de l'Amérique du Nord à adopter une telle mesure législative. L’Alberta, elle, est en train d’étudier une mesure similaire.

Avec les informations de Maryanne Dupuis

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