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GNL Québec : le président du BAPE assure l'impartialité malgré les appuis politiques

Deux représentants du BAPE et le président du Cercle de presse parlent au micro.

Le président du BAPE, Philippe Bourke (au centre), était accompagné de l'agent d'information Pierre Turgeon (à droite) lors de son passage au Cercle de presse du Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Steeven Tremblay

Radio-Canada

Selon le président du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), Philippe Bourke, l'appui démontré à GNL Québec par le premier ministre du Québec et le ministre de l'Environnement n'auront aucun impact sur le travail des commissaires.

À la veille des travaux du BAPE sur le projet Énergie Saguenay de GNL Québec, le président du BAPE s'est adressé aux médias pour la première fois depuis la création de cet organisme en 40 ans.

Il était l'invité du Cercle de presse du Saguenay mercredi matin.

Philippe Bourke ne croit pas que les interventions du premier ministre François Legault et de son ministre de l'Environnement, Benoit Charette, en faveur du projet GNL Québec puissent porter ombrage aux travaux de la commission d'enquête qui se tiendront bientôt sur ce projet. Le biologiste de formation a rappelé qu'il est courant que des élus se positionnent avant même la tenue d'audiences publiques. Il a fourni comme exemple que le premier ministre Robert Bourassa était en faveur du projet Soligaz dans les années 90, mais que son gouvernement n'y a pas donné suite après avoir eu l'avis du BAPE.

C’est commun que des organisations d’importance, des élus, qui que ce soit, prennent des positions ou s’intéressent ou montrent un intérêt ou même un désaccord par rapport au projet avant les travaux. Mais, la façon dont on fonctionne, les commissions, une fois qu’elles sont mandatées, elles sont totalement impartiales et font abstraction de ces distractions.

Philippe Bourke, président du BAPE

Il a expliqué que le mandat de l'organisme est autant d'évaluer l'impact environnemental des projets que l'impact social et économique. Quant à l'acceptabilité sociale d'un projet comme Énergie Saguenay, il précise que ce n'est pas au BAPE de l'évaluer.

Nous, on n'en fait pas de contrôle de l'opinion publique, on ne fait pas de sondages. Par contre, on est capable de témoigner, ça se fait dans des rapports où on dit qu'il semble qu'il y a des dissensions, il y a de la polarisation. On s’appuie sur cette réalité-là puis, évidemment, on l’amène à travers notre rapport comme un des éléments de la prise de décision du gouvernement, mais quand ça tombe dans cet horizon-là, ça leur appartient, à eux de juger. À quelque part, c’est là la distinction entre la science et le pouvoir politique, a-t-il répondu aux journalistes.

Finalement, Philippe Bourke a eu à se prononcer sur la scission du projet en deux, soit l'usine de liquéfaction de gaz naturel, Énergie Saguenay, et le gazoduc, de l'entreprise Gazoduq.

Je ne peux pas juger si c’est une bonne chose ou pas et je ne peux pas m’avancer là-dessus [...] Il reste que dans ce cas-ci, c’est la loi qui s’applique. Nous, on reçoit un mandat du ministre de l’Environnement. Lui, il applique la loi sur la qualité de l’environnement, a-t-il fourni comme réponse. Il a aussi donné des exemples où les commissaires s'étaient prononcés sur de tels cas.

Philippe Bourke n'a pu fournir de date sur le début des audiences, indiquant que celui-ci était imminent. Il attend de recevoir la lettre de mandat.

Selon des informations de Michel Gaudreau

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