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Le « laisser-faire » en protection de la jeunesse coûte cher, selon des médecins

Un bébé dans une chaise sauteuse appuie sa main sur un jouet.

Deux experts en santé publique réclament des investissements en prévention pour les enfants vulnérables.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

Il faut avoir le courage d'investir dans la prévention pour les enfants vulnérables du Québec, car ne rien faire coûte très cher, ont averti mercredi des médecins en santé publique à la Commission spéciale sur la protection de la jeunesse.

Cette commission, présidée par Régine Laurent, tient ses audiences à Sherbrooke cette semaine.

L'élément déclencheur de cette commission a été la mort d'une fillette de sept ans à Granby, en Estrie, qui avait fait l'objet d'un signalement auprès de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). L'enfant avait été retrouvée dans un état lamentable en avril et elle décédée peu après.

Si des lacunes du système de la protection de la jeunesse ont été relevées par des intervenants qui se sont déjà présentés devant la commission, les médecins qui ont témoigné mercredi, Dr Alain Poirier et Dre Irma Clapperton, ont tous deux souligné l'importance d'agir de façon préventive, avant même que la DPJ ne soit interpellée.

Bref, avant même que les enfants ne fassent l'objet de signalements.

Le Dr Poirier, directeur par intérim de la Santé publique de l'Estrie, a signalé qu'il fallait ajouter des ressources pour renforcer les capacités parentales des populations vulnérables. Et cela se fait notamment en identifiant mieux les facteurs de risque pour les bambins, dit-il.

Il faut investir dès maintenant et ne pas attendre qu'il y ait de l'argent, soutient le médecin. Sinon, il y aura des files d'attente pour obtenir des services, et ce rattrapage entraînera de l'épuisement.

Le laisser-faire coûte cher, a renchéri la Dre Irma Clapperton, médecin en santé publique.

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