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Budget 2020 : la communauté francophone de l'Î.-P.-É. remet de l'avant la petite enfance

Une affiche indiquant une consultation prébudgétaire devant une porte entrouverte.

Une consultation prébudgétaire a eu lieu à Summerside, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / François Pierre Dufault

François Pierre Dufault

La rémunération des éducatrices de la petite enfance demeure l'un des principaux enjeux pour la communauté francophone à l'Île-du-Prince-Édouard. C'est le message qu'a voulu réitérer la Société Saint-Thomas d'Aquin (SSTA) lors d'une consultation prébudgétaire qui avait lieu à Summerside, mardi.

L'organisme porte-parole de la francophonie insulaire demande au gouvernement provincial d'accorder une nouvelle hausse des salaires aux éducatrices de la petite enfance dans son prochain budget.

Le gouvernement progressiste-conservateur de Dennis King doit déposer son deuxième budget lors de la reprise des travaux parlementaires, au mois d'avril.

Juste avant de déclencher des élections en 2019, l'ancien gouvernement libéral de l'Île-du-Prince-Édouard avait accordé des augmentations de 1 $ à 3 $ l'heure aux éducatrices des centres de la petite enfance (CPE), relevant les salaires jusqu'à 20,56 $ l'heure pour les éducatrices les plus expérimentées qui ont suivi une formation de deux ans.

De tels salaires demeurent cependant un obstacle au recrutement et à la rétention de personnel, selon Isabelle Dasylva-Gill, la directrice générale de la SSTA. Il en faudrait davantage, à son avis, pour mettre fin à la pénurie d'éducatrices qui touche encore plus durement la communauté acadienne et francophone.

On pense à notre croissance démographique. Si on n'a pas de CPE [centre de la petite enfance] en santé, on n'a pas d'écoles françaises en santé et on n'a pas, non plus, un marché du travail avec des ressources humaines pour combler tous nos besoins au niveau des organismes communautaires.

Isabelle Dasylva-Gill, directrice générale de la Société Saint-Thomas d'Aquin

La pénurie d'éducatrices de la petite enfance touche aussi la communauté anglophone de la province, soutient Isabelle Dasylva-Gill.

En 2019, les quelque 450 éducatrices dans les CPE anglophones et francophones de l'Île-du-Prince-Édouard ont réclamé, sans succès, une hausse des salaires de l'ordre de 7 $ l'heure.

Isabelle Dasylva-Gill devant un drapeau acadien.

Isabelle Dasylva-Gill, directrice de la Société Saint-Thomas d’Aquin.

Photo : Radio-Canada / CBC / Sarah MacMillan

La SSTA, qui adoptera le nom de Société acadienne et francophone de l'Île-du-Prince-Édouard en 2020, demande aussi aux institutions gouvernementales de travailler davantage ensemble. La main gauche du gouvernement doit savoir ce que fait la main droite. Ce n'est pas aux organismes communautaires de faire la gymnastique pour trouver les informations, insiste la directrice générale de l'organisme.

De l'avis d'Isabelle Dasylva-Gill, le gouvernement pourrait, par exemple, partager davantage les ressources en français qui existent d'un ministère à l'autre, ce qui aurait pour effet, selon elle, de bonifier l'offre de services pour la communauté acadienne et francophone.

Plus d'argent demandé pour le Centre des Arts de la Confédération

D'autres organismes ont présenté leurs demandes à la ministre des Finances, Darlene Compton, lors de la quatrième et dernière consultation sur le budget 2020 de l'Île-du-Prince-Édouard qui avait lieu à Summerside, mardi.

C'est le cas du Centre des Arts de la Confédération (CAC), qui a réclamé une augmentation de son financement de base par la province.

Le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard nous donne 900 000 $ par année pour nos coûts d'exploitation. Mais c'est le même montant d'argent depuis 20 ans, affirme le président et chef de la direction de l'organisme sans but lucratif, Steve Bellamy. Depuis 20 ans, nos dépenses sont passées de 6 à 14 millions de dollars.

Le CAC demande un financement annuel de 1,8 million de dollars à la province. L'organisme culturel, qui a pignon sur rue à côté de l'édifice historique de Province House, au centre-ville de Charlottetown, souhaite ainsi se concentrer davantage sur sa programmation que sur ses activités de financement.

La ministre Darlene Compton n'a pris aucun engagement par rapport aux demandes qui lui ont été formulées, mardi. Elle a toutefois indiqué que tout ça n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd.

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