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Diamond Princess : le rapatriement des Canadiens doit commencer jeudi

Un autobus jaune franchit un point de contrôle devant le navire.

De nombreux passagers autorisés à descendre du Diamond Princess ont quitté les lieux en autobus.

Photo : Getty Images / AFP/KAZUHIRO NOGI

Radio-Canada

Les Canadiens qui sont à bord du navire de croisière Diamond Princess, au Japon, seront évacués à partir de jeudi soir.

Nous commencerons les vérifications sanitaires et l’évacuation du navire [Diamond Princess] demain soir, a déclaré mercredi le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, en précisant que seules les personnes asymptomatiques seront autorisées à embarquer à destination du Canada.

Les personnes qui ont contracté le COVID-19 au Japon se feront soigner localement, a expliqué le ministre Champagne. Il a indiqué que c’était la meilleure approche et qu'elle avait été choisie en fonction d’une analyse d’Affaires mondiales Canada, de l’Agence de la santé publique du Canada et du personnel médical des Forces armées canadiennes sur le terrain.

Cela permettra de protéger les Canadiens évacués du navire ainsi que les Canadiens ici au pays.

François-Philippe Champagne, ministre fédéral des Affaires étrangères

Soutien consulaire aux personnes infectées

François-Philippe Champagne.

François-Philippe Champagne, ministre fédéral des Affaires étrangères

Photo : Radio-Canada

Les Canadiens qui seront traités par le système médical japonais bénéficient d’un soutien consulaire complet, a ajouté M. Champagne.

Le ministre a aussi précisé que les fonctionnaires sur place effectuent des contrôles quotidiens, fournissent des articles de toilette, apportent un soutien de santé mentale, aident à la traduction et fournissent d’autres formes d’assistance selon les besoins.

Une fois l’évacuation du navire terminée, les passagers seront transportés par autobus vers l’aéroport Haneda à Tokyo, où se trouve l’avion affrété par le Canada.

Ils embarqueront alors pour Trenton, où ils seront évalués. Ils seront ensuite transportés à l’Institut de formation de NAV Canada à Cornwall, en Ontario, pour subir une nouvelle période de quarantaine de 14 jours.

Le ministre Champagne a également indiqué que ceux qui souhaitent revenir au pays par des moyens commerciaux seront soumis à la loi sur la quarantaine à leur retour, conformément à une décision de l’Agence de la santé publique.

79 nouveaux cas déclarés à bord du Diamond Princess

Des journalistes entourent un passager masqué. Le Diamond Princess est visible en arrière-plan.

Un passager du Diamond Princess est suivi par des journalistes après son débarquement.

Photo : Getty Images / AFP/CHARLY TRIBALLEAU

Des centaines de passagers du paquebot ont retrouvé leur liberté plus tôt dans la journée, après avoir reçu l’autorisation de quitter le navire au terme d’une quarantaine de 14 jours visant à endiguer une épidémie.

La décision de laisser partir ces quelque 500 croisiéristes, selon une estimation des autorités japonaises, a été prise malgré une progression fulgurante du nombre de cas signalés à bord ces derniers jours.

Après avoir signalé 99 nouveaux cas de contamination au nouveau coronavirus lundi, puis 88 autres mardi, les autorités japonaises ont confirmé mercredi que 79 autres personnes avaient contracté la maladie, portant le total à 621.

Le Diamond Princess, qui s’est stationné à Yokohama le 5 février avec 3711 passagers et membres d’équipage à bord, est ainsi devenu le principal foyer d’infection à coronavirus à l’extérieur de la Chine continentale.

Avant d’être autorisés à débarquer au terme de leur quarantaine, les croisiéristes devaient être déclarés négatifs au coronavirus, ne présenter aucun symptôme et ne pas avoir eu de contact avec une personne déclarée positive.

Une fois sur la terre ferme, ils n’ont été soumis à aucune restriction de mouvement. Certains ont pris des taxis, d’autres sont montés à bord d’autobus pour se diriger vers la gare la plus proche afin de prendre un train.

Le débarquement devrait se poursuivre durant plusieurs jours, les personnes n'étant pas porteuses du coronavirus pouvant progressivement être évacuées.

La façon dont les autorités japonaises ont géré la situation à bord du Diamond Princess leur vaut de vives critiques, dont celles de Kentaro Iwata, professeur à la division des maladies infectieuses de l'Université de Kobe, qui a publié une vidéo après avoir réussi à monter à bord.

Selon lui, la quarantaine a été un échec majeur, ce qui justifie le scepticisme de l'étranger. Il dit avoir eu peur de contracter la maladie à bord.

Je suis allé en Afrique pour traiter l'épidémie d'Ebola. Je suis allé dans d'autres pays pour le choléra, en Chine en 2003 pour m'occuper du SRAS. [...] Jamais je n'ai eu peur d'être moi-même infecté, a-t-il dit.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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