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L'Alberta promet un financement plus prévisible pour ses écoles

Adrianna LaGrange en conférence de presse.

La ministre de l'Éducation, Adrianna LaGrange, assure que la stabilité du budget en éducation n'affectera pas les conseils scolaires de la province.

Photo : Radio-Canada / Sarah Xenos

Mirna Djukic

La nouvelle formule de financement des écoles sera plus simple et plus prévisible, selon le gouvernement albertain. Il promet que même si le budget de l’éducation n’augmentera pas, il sera dépensé plus intelligemment.

Le financement de base des écoles sera toujours calculé en fonction du nombre d’élèves inscrits. Cependant, au lieu de baser ce calcul uniquement sur le nombre d’inscriptions pour l’année en cours, le gouvernement utilisera désormais une moyenne pondérée sur trois ans.

« Les écoles ne devront plus attendre de connaître exactement le nombre d’élèves inscrits à l’automne pour savoir combien d’argent elles recevront. Elles pourront faire leur budget au printemps avec la certitude qu’il ne changera pas », explique la ministre de l’Éducation, Adriana LaGrange.

Elle assure que c’est exactement ce que demandent les conseils scolaires. La présidente du conseil scolaire public d’Edmonton, Trisha Estabrooks, nuance, cependant.

« On veut un financement prévisible et durable, oui, mais j’ajouterais aussi adéquat [...]. C’est le morceau clé qui manque [dans le discours de la ministre] », dit-elle.

Elle s’inquiète que les conseils scolaires qui connaissent une intense augmentation du nombre d’élèves, comme c’est le cas dans les zones urbaines, se retrouvent désavantagés par la nouvelle formule.

« Notre financement sera donc basé sur le nombre d’élèves que nous avons eu dans nos classes dans les années précédentes. C’est essentiellement comme si on regardait dans le rétroviseur [...]. Ce dont on a besoin c’est du financement adéquat pour les élèves qui vont arriver dans nos classes », croit-elle.

Simplifier les programmes de financement

Par ailleurs, le nombre de programmes de financement pour les écoles passera de 36 à 15. Le gouvernement assure que pour compenser ces programmes seront plus flexibles.

Tous les programmes liés à l’administration seront ainsi fusionnés en un seul. Les programmes qui ciblent les élèves autochtones aussi. Le programme d’équivalence pour les écoles francophones, qui permet à celles-ci d’offrir des services semblables à ceux de leurs homologues anglophones malgré leur petit nombre d’élèves, n’apparaît plus sous ce nom dans la nouvelle mouture.

La ministre de l’Éducation assure cependant que les nouveaux programmes, plus larges, répondront aussi aux besoins des francophones.

Servir plus d’élèves avec le même budget

Le budget opérationnel du ministère de l’Éducation reste fixe, à 8,2 milliards de dollars. Le gouvernement compte donc sur une réduction de la bureaucratie et des dépenses administratives pour faire des économies.

La ministre n’était pas en mesure de dire exactement combien d’argent elle pensait ainsi économiser, mais elle promet que ce sera assez pour répondre aux besoins des élèves, dont le nombre croît rapidement.

Elle dit que les détails de son plan seront dans le budget qui doit être déposé le 27 février prochain.

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