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Coronavirus : s’isoler volontairement pour le bien de la communauté

Plan moyen de Zhao Hui Fan assise dans sa cuisine.

Zhao Hui Fan s'est isolée pendant 14 jours à son retour de Chine.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Zhao Hui Fan s'est volontairement confinée chez elle par mesure de prévention pendant 14 jours après être revenue d’un séjour en Chine, le 31 janvier dernier. Même si elle dit ne pas avoir eu de symptômes liés au coronavirus, cette ressortissante chinoise qui vit à Regina depuis 10 ans affirme avoir fait ce « sacrifice » pour le bien de sa communauté.

Les deux dernières semaines ont été plutôt difficiles pour Zhao Hui Fan, car elle était isolée de toute interaction avec ses proches ou ses voisins. Elle est maintenant prête à sortir de son logement et à reprendre sa routine quotidienne.

Je suis soulagée que tout soit revenu à la normale. Je ne pouvais plus attendre de sortir faire une promenade, d’aller à l'épicerie ou de voir des amis, explique la jeune femme, qui était partie en Chine pour rendre visite à des membres de sa famille.

Je n’ai pas eu de symptômes du coronavirus et je ne me suis pas rendue à Wuhan lors de mon séjour en Chine, mais j’ai pensé que c’était responsable [de demeurer chez moi pendant deux semaines].

Zhao Hui Fan, ressortissante chinoise habitant Regina

Malgré les heures passées à regarder la télévision, à jouer à des jeux en solitaire ou à faire un peu d’exercice physique, l'isolement a toutefois pesé sur le moral de Zhao Hui Fan.

Je n’étais pas heureuse à la maison, je m’ennuyais. C’était frustrant par moments. [...] C’était déprimant aussi, surtout pendant quelques jours où c’était plutôt nuageux à l’extérieur, raconte-t-elle.

Soutien de la communauté

Si Zhao Hui Fan passait le temps comme elle pouvait, d’autres membres de sa communauté s’activaient pour lui apporter tout le réconfort dont elle avait besoin.

Certaines personnes désireuses d’aider les familles qui reviennent de Chine laissaient régulièrement des biens à sa porte, afin qu'elle ne manque de rien.

Les gens déposaient régulièrement devant ma porte des fruits, des collations. [...] Ça faisait chaud au coeur, souligne Zhao Hui Fan.

Cette entraide se coordonne grâce à un groupe créé sur l’application WeChat par l’association « Hand in hand helping Regina », qui compte 200 bénévoles. Ce groupe a pour but d’inciter les personnes qui reviennent de Chine à rester chez elles. Ainsi, des bénévoles offrent de leur temps pour aller acheter différents produits dont ces personnes ont besoin.

C’est un groupe que nous avons mis sur pied après avoir constaté les répercussions du coronavirus. Nous effectuons les paiements de façon électronique, nous laissons les produits devant la porte et nous évitons les face-à-face, explique la fondatrice du groupe WeChat, Danyi Li.

Gros plan sur le visage de Danyi Li, qui répond aux questions du journaliste.

Danyi Li a créé un groupe sur l'application WeChat afin de pouvoir aider les personnes qui reviennent de Chine.

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Cette dernière confirme qu’une dizaine de familles ont décidé de s’isoler après avoir fait un séjour en Chine dernièrement.

Une aide qui fait du bien

L’un des bénévoles, Shang Lu, admet avoir été craintif à l'idée d'approcher la maison d'une personne qui aurait peut-être pu être atteinte du coronavirus. Ce père de famille n'a cependant pas hésité pas à venir en aide à des membres sa communauté.

Après avoir tout acheté et m'être rendu chez eux, je leur ai dit que j'étais presque arrivé, qu’ils n’avaient pas besoin de sortir, et j’ai juste laissé [les achats] à leur porte, explique-t-il.

Gros plan sur le visage de Shan Lu qui répond aux questions du journaliste.

Shan Lu aide présentement une famille qui a décidé de s'isoler à son retour au Canada en provenance de Chine.

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Avec les informations de Karel Houde-Hébert et Mehdi Bakkali

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