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Une conférence à Winnipeg pour attirer les femmes vers les métiers manuels

Plan large, d'une jeune femme manipulant un moteur.

Au Canada en 2019, les femmes représentaient moins de 4 % de la main-d’œuvre dans les secteurs industriels, électriques ou de la construction.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La conférence Women in Trades, Building Our Future a commencé mardi et se poursuit mercredi à Winnipeg. Une soixantaine de spécialistes et de conférenciers y parlent de stratégies pour attirer et retenir les femmes dans les métiers manuels.

La minutie des femmes est reconnue sur les chantiers de construction, selon Samantha Martin, qui est charpentière. C’est un avis largement répandu parmi les participants de la conférence, qui se penche sur la manière de recruter des menuisières, électriciennes, plombières et soudeuses.

John Bockstael, propriétaire de la firme Bockstael Construction, se désole que les femmes ne représentent que 4 % de la main-d'œuvre des chantiers de construction.

Il croit que c’est une situation à laquelle il faut remédier, particulièrement dans le contexte actuel de pénurie de main-d'œuvre. Pour cela, dit-il, il faudrait que l'industrie revoie ses préjugés.

Tu travailles avec les femmes dans toutes les autres industries, pourquoi ce n'est pas pareil dans le nôtre? On pense trop que c'est un travail trop dur pour les femmes, ce n’est pas vrai, poursuit M. Bockstael.

Trouver sa place dans les métiers

Samantha Martin a compris à un très jeune âge que sa place était en construction.

Enfant, j'ai beaucoup travaillé avec mon père pas loin de la maison. Dans ma tête, c'était clair que c'est ce que je voulais faire. Ça m'a ensuite pris assez de volonté pour aller à l'école sans expérience sur les chantiers, raconte-t-elle, ajoutant que cela peut être assez intimidant pour une femme. Néanmoins les choses changent en mieux, dit-elle.

Une mécanicienne de petits moteurs de l'entreprise AVO Marine, à Winnipeg, Chantale Lavack, se souvient que, dans son cas, c’est plutôt une émission de télévision qui l’a menée à ce métier. Je voyais des gens qui construisaient des motocyclettes [...] C’était vraiment le désir de travailler avec les mains et aussi de voir un résultat final du travail, dit-elle.

Je travaille au département des pièces, lorsque les gens appellent et c’est moi qui réponds au téléphone. On tient pour acquis que c’est moi la réceptionniste et que je vais les transférer au département des pièces, lance la mécanicienne.

Mis à part cette situation, elle trouve qu’elle a toujours été traitée respectueusement par ses collègues. Je n’ai jamais eu de difficulté personnellement, mais je sais que c’est intimidant, il faut avoir le courage de se dire qu’on est assez capable, peu importe qu’on soit femme ou homme, ou autre, dit-elle.

Elle croit que ce sont d'anciennes normes sociales qui font encore obstacle aux femmes. Ce ne sont pas les industries comme telles qui ferment les portes, c’est ce qu’on a dans notre tête , conclut-elle.

La conférence se déroule au Victoria Inn, dans le nord-ouest de Winnipeg.

Avec les informations de Sophie Pelletier

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