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Une majorité de conseillers appuie le maire de Gatineau contre une clause de la loi 40

Maxime Pedneaud-Jobin parle, debout autour d'une table.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, s'oppose à la loi 40 depuis son adoption au début du mois de février 2020 (archives).

Photo : Radio-Canada

Dominique Degré

Une majorité de conseillers municipaux ont appuyé une résolution du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin contre un amendement de la loi 40 sur la gouvernance scolaire. En vertu de la nouvelle loi, les villes doivent céder des terrains à Québec gratuitement pour la construction ou l’agrandissement d’écoles.

M. Pedneaud-Jobin, qui préside également le caucus des grandes villes à l’Union des municipalités du Québec, dénonce vertement cette disposition de la loi depuis son adoption sous bâillon à Québec au début du mois.

À Gatineau, comme dans toutes les grandes villes, on n’a plus de terrains ou à peu près, a-t-il expliqué lors du caucus préparatoire des conseillers municipaux en marge de leur réunion mensuelle.

On va être obligé d’exproprier, de filer le terrain au ministère de l’Éducation et de payer la facture.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Des arguments qui déplaisent

Si bon nombre d'élus sont d'accord avec le principe d'autonomie des villes mis de l'avant dans la résolution, deux d'entre eux ont enregistré leur dissidence : Jocelyn Blondin, du district du Manoir-des-Trembles-Val-Tétreau, et Marc Carrière, l'élu du district de Masson-Angers.

Ces derniers croient que le libellé de certains arguments de la résolution ne sont pas exacts. Ils ne sont pas d'accord avec l'argument voulant que Gatineau est à court de terrains et que l'éducation est la responsabilité unique de Québec.

Jocelyn Blondin en mêlée de presse dans la salle du conseil municipal de Gatineau.

Le conseiller du district du Manoir-des-Trembles-Val-Tétreau, Jocelyn Blondin (archives).

Photo : Radio-Canada

Je me serais rallié si on avait enlever les "considérant" 7 et 8, a expliqué M. Blondin au sujet des clauses de la résolution sur les terrains disponibles et du partage des responsabilités en éducation. Je ne peux pas voter pour un document comme celui-là.

Quand on dit que l’éducation appartient au gouvernement [du Québec], ben qu’on arrête de subventionner l’UQO [Université du Québec en Outaouais], qu’on arrête de subvention le cégep, qu’on arrête de subventionner le Collège Héritage, avait--il également martelé lors du caucus préparatoire.

La conseillère municipale du district du Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond, Louise Boudrias, a quant à elle indiqué au maire et au reste de ses collègues [qu’] il faut que ce soit une résolution qui est votée à l’unanimité. Sinon c’est une résolution qui n’a pas de poids, plus tôt mardi.

Une élue lors du conseil municipal de Gatineau.

La conseillère du district du Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond, Louise Boudrias (archives).

Photo : Radio-Canada / Agnès Chapsal

Mme Boudrias a finalement appuyé la résolution, même si elle a avoué avoir un malaise avec la manière dont elle est écrite. Il faut trouver une solution, a-t-elle insisté. On a des écoles à bâtir et ça presse.

Discussions à venir

Le maire de Gatineau, tout comme plusieurs de ses homologues du reste de la province, estime que la loi forcera les villes à augmenter les taxes foncières municipales pour combler les pertes engendrées par la cession gratuite de terrains ou d’immeubles aux nouveaux centres de services scolaires.

Un homme et une femme debout dans une mêlée de presse.

Le maire de Gatineau et président du caucus des grandes villes de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), Maxime Pedneaud-Jobin, et la présidente de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et mairesse de Montréal, Valérie Plante (archives).

Photo : Radio-Canada

Jusqu’à présent, Québec est demeuré inflexible sur la question. Là, c’est passable parce qu’au moins on se parle, mais on ne voit pas tellement de lumière au bout du tunnel, sinon que le gouvernement recule, a expliqué le maire Pedneaud-Jobin, en entrevue à l’émission Les matins d’ici, mardi.

Toutefois, il n’a pas entièrement perdu espoir, car de nouvelles discussions sont prévues.

Il va y avoir dans les prochaines semaines des discussions directement avec Québec et l’ensemble des municipalités, a-t-il ajouté.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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