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Cinq ans plus tard, le projet du Phare piétine toujours

Dans sa première version présentée en 2015, le projet comprenait un gratte-ciel de 65 étages et quatre autres bâtiments.

La première version du gratte-ciel de 65 étages.

Photo : Radio-Canada / Graph Synergie

Radio-Canada

Il y a cinq ans jour pour jour, le Groupe Dallaire annonçait en grande pompe la construction du plus haut gratte-ciel à l’est de Toronto. Cinq ans plus tard, la seule trace du Phare est un terrain encore vague à l’entrée du secteur Sainte-Foy.

Au conseil municipal, Jean Rousseau anticipe déjà que la tour de 65 étages ne se concrétisera jamais.

Le projet n'est pas mort, mais il va être beaucoup moins ambitieux. La tour de 65 étages, on ne la verra pas. S'il y a tour, ça va être plus modeste, prédit l’élu de Démocratie Québec.

Les travaux qui devaient débuter en 2016 n’ont jamais été lancés. En 2017, la Ville annonçait qu’un pôle d’échange pour raccorder le Service rapide par bus (SRB) serait annexé au Phare.

Le SRB est ensuite devenu le tramway et, en octobre 2019, le Groupe Dallaire annonçait un nouveau délai de deux ans en raison de retard dans la conception du pôle d’échange. Le même jour, l’entreprise a mis à pied 71 employés.

La station Le Phare sera notamment un pôle d'échange, selon les prévisions actuelles.

Une esquisse du pôle d'échange qui était prévu au Phare.

Photo : Courtoisie

Dernier revirement en lice, la Ville de Québec a annoncé lundi qu’elle se dissociait complètement du Phare pour la construction du pôle d’échange.

Le maire Régis Labeaume estime que sans la Ville, le Groupe Dallaire pourrait réaliser son projet sans contraintes. Encore là, Jean Rousseau craint un projet trop ambitieux pour le site.

Tout ce qui nous a été présenté est beaucoup trop gros, beaucoup trop ambitieux. Les investisseurs ne sont pas au rendez-vous et en termes d'espace, on n'en a pas besoin.

10 000 personnes par jour

Le chef de l’opposition officielle se questionne quant à lui sur la viabilité économique du complexe immobilier alors que 10 000 personnes par jour devaient y transiter par le pôle d’échange.

Si c'était un argument de vente pour aller chercher des investisseurs, des futurs locataires, et que là, il n'y a plus de pôle d'échange à cet endroit-là, allez poser la question [à Michel Dallaire] sur ce qu'il va advenir de son projet, a lancé Jean-François Gosselin.

En fin de journée, l’assistante de Michel Dallaire a fait savoir qu’il ne ferait aucun commentaire sur l’avancement du projet.

Dans le passé, le promoteur immobilier a soutenu que le projet de tramway de la Ville de Québec n’était pas absolument nécessaire à la réalisation du Phare.

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