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Que sait Google sur vous?

Illustration d'un ordinateur portable avec un oeil au centre.

Google construit un profil publicitaire à partir de partout où vous allez, de partout où vous cliquez et de (presque) tous les sites que vous visitez.

Photo : getty images/istockphoto / Artem Dziuba

Matthieu Dugal

Fin de ma deuxième semaine de déconnexion. Plus de Facebook, plus de Twitter, plus de LinkedIn, plus d’Instagram.

Première constatation franchement chouette : la curiosité d’un paquet de collègues que je ne connais pas du tout et qui me demandent dans l’ascenseur, à la cafétéria : « Comment ça va ta déconnexion? » La déconnexion numérique permettrait-elle de mieux se reconnecter physiquement avec les gens?

Deuxième constatation : très sincèrement, je ne croyais pas, en entamant cette expérience, que ce serait si facile. Les premiers symptômes de sevrage ont vite été compensés par un réel sentiment d’avoir l’esprit davantage focalisé sur mes tâches quotidiennes.

Matthieu Dugal, animateur de l'émission Moteur de recherche et bibitte hyperconnectée, tentera l'expérience du... minimalisme numérique. Pendant un mois, en février, il se coupera de tous ses réseaux sociaux. Comment vivra-t-il ce sevrage? Suivez-le dans ses réflexions sur Radio-Canada Techno.

La chercheuse en informatique de l’Université de Californie Gloria Mack a estimé le temps que le cerveau doit mettre à focaliser sur une tâche à la suite d’une distraction à près de 25 minutes. En d’autres termes, selon son étude, passer 3 minutes sur Instagram, c’est perdre 30 minutes d’attention. Pas étonnant que je me sente si concentré depuis ma déconnexion du royaume de l’image. 

OK, Google

Si je ne suis plus présent sur les réseaux sociaux, je me sers encore d’Internet, pour mes dossiers de recherche et mes lectures personnelles, notamment. Vous pensez que je passe beaucoup de temps sur Google? Détrompez-vous!

J’ai dégooglisé partiellement ma navigation depuis longtemps : j’utilise un navigateur Firefox et des bloqueurs de témoins de connexion sur mon ordinateur ainsi que sur mon téléphone (un iPhone qui, selon une étude de l’Université Vanderbilt, envoie jusqu’à 50 fois moins de requêtes de données qu’un Android), j’utilise Apple Maps ainsi qu’un paquet de moteurs de recherche alternatifs, comme Start Page et Ecosia. Et évidemment Google aussi, parfois.

Pourquoi? Ads Settings. Cette fonctionnalité a été mise en place il y a huit ans, mais elle est encore assez méconnue du grand public. Ads Settings, c’est ce profil publicitaire construit à partir de partout où vous allez, de partout où vous cliquez et de (presque) tous les sites que vous visitez.

C’est assez impressionnant, ça fait presque peur même. Si certaines estimations de Google à mon égard sont vraies (oui j’aime la science et la techno), je suis à des années-lumière d’être fan de football américain et de basketball. J’ai dû regarder un grand total de 3 minutes de ces deux sports réunis au cours des 10 dernières années.

Google n’arrive pas tout à fait à cerner mon « persona », mon double numérique. Mais pour certains amis dont la vie se passe entièrement sur les plateformes Google, on devine assez bien les goûts, voire le statut social… Une telle est mère et a un bon revenu, un autre adore les souliers griffés.

Vous voulez faire le test? Cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

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