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Construction : le ministre Boulet veut un meilleur climat et des négociations

Des travailleurs construisent une maison en hiver.

Québec veut éviter des grèves dans l'industrie de la construction comme en 2013 et 2017.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

La Presse canadienne

Le ministre du Travail, Jean Boulet, vient exceptionnellement de rencontrer les associations patronales et syndicales de la construction, bien avant l'échéance des conventions collectives, dans le but d'y changer la dynamique des relations de travail.

Ça ne s'est jamais fait. Je voulais vraiment mettre la rondelle au jeu le plus rapidement possible pour éviter le scénario qu'on a connu en 2013 et en 2017. Je veux que la négociation se déroule avec diligence, a lancé le ministre du Travail et de l'Emploi, au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne.

Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale souhaite que les discussions commencent plus tôt avant l'échéance des conventions collectives, cette fois-ci, afin d'éviter des grèves comme le Québec en a connu en 2013 et 2017. Une grève dans l'industrie, qui touche 155 000 travailleurs, coûte 45 millions de dollars par jour de grève, a-t-il souligné.

Qui plus est, le Québec vit présentement une rareté de main-d'oeuvre dans certains métiers. Il ne peut donc se permettre un autre conflit du genre, a-t-il relevé.

Les quatre conventions dans l'industrie de la construction viennent à échéance en avril 2021. Mais le ministre croit possible que les quatre associations patronales et les cinq organisations syndicales reconnues amorcent les discussions dès les prochains mois, afin d'éviter une montée des tensions.

J'ai l'intention d'être proactif, d'être un catalyseur. Je veux être un provocateur de réactions, a-t-il justifié.

Je cherche l'amélioration du climat de relations de travail et je cherche à éviter le conflit de travail, au bénéfice de l'ensemble de la société québécoise et des travailleurs et travailleuses.

Le ministre du Travail Jean Boulet

En vertu des règles qui régissent l'industrie de la construction, il doit également y avoir une période de maraudage intersyndical. Celle-ci doit avoir lieu en mai, cette année. Le maraudage sert à déterminer la représentativité des syndicats, donc celui qui aura plus de poids que les autres.

L'image de l'industrie

Le ministre Boulet veut aussi redorer l'image de l'industrie de la construction. Il déplore le fait que plusieurs Centres de formation professionnelle ont rapporté une baisse du nombre d'inscriptions dans ces métiers, alors qu'il s'agit de bons emplois bien rémunérés.

Si on veut être plus attractif, il faut améliorer notre image. Et la perception dans le public, c'est que ce n'est pas un domaine facile, qu'il y a beaucoup de chaos, qu'il y a beaucoup de tension, que ça ne négocie pas bien et qu'à chaque fois qu'il y a une négociation pour un renouvellement de conventions collectives, ça finit par un conflit de travail. Je les ai incités fortement à travailler à modifier cette perception-là, a ajouté M. Boulet.

Les parties ont aussi discuté d'enjeux comme la conciliation travail-famille, la formation, l'aménagement du temps de travail, les changements technologiques, la rareté de main-d'oeuvre, la mobilité de la main-d'oeuvre, les clauses salariales, en plus de la rareté de main-d'oeuvre.

Le ministre prévoit même une prochaine rencontre avec les parties pour discuter plus à fond des objectifs.

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