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Soupir de soulagement à La Pocatière

La Pocatière, vue des airs.

La Pocatière, vue des airs. (archives)

Photo : Facebook / Ville de La Pocatière

Alexandre Courtemanche

Même si une page se tourne à La Pocatière et qu'on ne verra bientôt plus l'affiche du fleuron québécois qui y régnait depuis 40 ans, la transaction entre Bombardier et Alstom est bien accueillie dans la région.

L'annonce de l'acquisition de la filiale Transport de Bombardier par Alstom retentit dans la communauté d'affaires de La Pocatière. À commencer par la directrice de la Chambre de commerce Kamouraska-L’Islet, qui, bien qu'habituée aux hauts et aux bas de son cœur économique, attendait impatiemment la confirmation du sort de l'usine de La Pocatière.

Nancy Dubé, directrice de la chambre de commerce Kamouraska-L’Islet.

Nancy Dubé admet qu'elle est est empreinte de nostalgie, au lendemain de l'annonce de la vente de Bombardier Transports à Alstom.

Photo : Radio-Canada

C'était assez stressant, et en ayant cette nouvelle-là, bien oui on est soulagés, dit-elle. On espère juste que Alstom va respecter ce qu'elle promet dans la prochaine année, c'est-à-dire d'investir dans les entreprises au Québec. Et puis qu'on garde notre expertise ici parce qu'on est réputé à La Pocatière pour avoir une expertise qui est reconnue mondialement.

Alstom a indiqué qu'elle comptait renforcer sa présence au Québec, bien que cela se traduise principalement par la création d'un siège des opérations à Montréal.

Un soudeur à l'usine de Bombardier à La Pocatière

Un soudeur à l'usine de Bombardier à La Pocatière (archives)

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, a affirmé qu'il y a peu de raisons de craindre des pertes d’emplois avec cette transaction, mentionnant que l'actionnaire le plus important d'Alstom est désormais la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Nancy Dubé rappelle que l'épée de Damoclès qui pendait au-dessus de l'usine de La Pocatière, surplombait aussi de nombreuses entreprises dépendantes de la bonne santé de Bombardier Transports, ainsi que de la présence de ses travailleurs sur le territoire.

Pour les trois prochaines années, on est pas mal sûrs d'avoir du travail pour nos travailleurs à l'usine de La Pocatière, pense finalement Nancy Dubé, alors on se croise les doigts pour l'avenir, c'est-à-dire dans 10, 15 ans, 20 ans.

La ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent et députée de Côte-du-Sud, Marie-Ève Proulx, estime que l'achat de Bombardier Transport par Alstom constitue une bonne nouvelle pour la région.

La ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Marie-Eve Proulx.

La ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Marie-Eve Proulx

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Elle affirme qu'Alstom s'est engagée à créer de nouveaux emplois aux usines de La Pocatière et de Sorel-Tracy.

Selon elle, cette transaction permettra également de poursuivre les liens d'affaires des quelque 200 fournisseurs de Bombardier dans la région et ailleurs au Québec.

Mme Proulx estime que cette nouvelle étape place l'usine de La Pocatière dans une position très favorable pour obtenir d'autres contrats au Québec et à l'international pour la construction de matériel roulant.

Malgré l'incertitude indissociable à un changement de mains, Nancy Dubé concède que la présente situation ne fait pas un autre cauchemar, comme on a eu pour Rona ou pour Sico, de voir toute l'entreprise partir à des mains étrangères. Là, au moins, ici, on sent qu'il y a encore un petit peu de «nous» là-dedans.

D'après les informations de Patrick Bergeron

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