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Le blocage ferroviaire exerce une pression sur l’industrie du camionnage

Des camions lourds.

L'industrie du camionnage est plus occupée qu'à l'habitude en raison de l’arrêt des trains dans l'est du Canada, selon l'Association du camionnage de l'Atlantique.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’industrie du camionnage est plus sollicitée qu’à l’habitude en Atlantique depuis que des manifestants ont commencé à bloquer les trains en soutien aux chefs héréditaires de Wet’suwet’en qui s'opposent au pipeline Coastal GasLink.

Au cours des dernières semaines, les entreprises de camionnage ont fait plus de livraisons, mais le transport par camion ne peut pas absorber le volume de marchandises transportées par train, rappelle Jean-Marc Picard, directeur de l’Association du camionnage de l'Atlantique.

Un wagon, c'est trois camions. Donc ça vous donne une idée de quelles capacités on doit avoir pour combler ce que le chemin de fer ne peut pas faire.

Jean-Marc Picard, directeur de l’Association du camionnage de l'Atlantique
Le directeur général de l'Association des camionneurs de l'Atlantique, Jean-Marc Picard, en entrevue télévisée.

Le directeur général de l'Association des camionneurs de l'Atlantique, Jean-Marc Picard, s'attend à ce que l'industrie du camionnage soit fortement sollicitée pour encore plusieurs semaines.

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

M. Picard ajoute que les entreprises de transport doivent mettre certaines cargaisons en priorité plutôt que d'autres, notamment celles contenant de la nourriture, du carburant, du propane et des médicaments.

Il prévoit que l’industrie du camionnage continuera de subir les effets de l’arrêt des trains dans les prochaines semaines, et même dans les prochains mois.

Même si [la crise ferroviaire] arrête demain, il y a beaucoup de rattrapage à faire dans les livraisons, croit-il.

Ruptures de stock dans les épiceries

Jean-François Belleau, directeur des relations gouvernementales au Québec pour le Conseil canadien du commerce de détail, explique que les provinces atlantiques commencent déjà à ressentir les effets de l’arrêt des trains.

Si vous allez dans les supermarchés, vous allez pouvoir constater assez rapidement qu’il y a moins de diversité et que certains produits sont même en rupture de stock sur les tablettes, illustre-t-il.

Il affirme que de nombreux centres de distribution régionaux sont actuellement en train d’épuiser leurs réserves pour approvisionner les détaillants, notamment en ce qui concerne les produits congelés.

Pour l’instant, la situation n’est pas alarmante, selon lui. Mais si le blocage des voies ferrées perdure, l’industrie agroalimentaire n’aura pas d’autre choix que de se tourner vers le transport par camion pour l’ensemble de ses marchandises.

Pour mettre les produits sur les camions plutôt que dans les trains, on parle d’une augmentation de coût qui peut varier entre 20 et 30 % pour le même produit, dit M. Belleau.

On demande au gouvernement fédéral de s'asseoir avec les premières nations et d’essayer de négocier le passage des convois de denrées et de matériel de première nécessité, ajoute-t-il.

Avec les informations d'Olivier Lefebvre

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