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La coopérative le Vol du Colibri réitère sa demande de devenir un CPE

Rémy Mailloux, France Caouette, Loïc Bureau et Claudie Chaîné sont derrière une table alors que M. Bureau prend la parole lors de la conférence de presse.

Rémy Mailloux, directeur général de la Ressource pour personnes handicapées de l'Abitibi-Témiscamingue/Nord-du-Québec, France Caouette, coordonnatrice générale au Vol du Colibri, Loïc Bureau, le président du conseil d'administration, et Claudie Chaîné, cheffe de la santé publique au CISSSAT.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Alexia Martel-Desjardins

La coopérative de solidarité le Vol du Colibri demande au ministère de la Famille d’être transformé en centre de la petite enfance (CPE) afin de demeurer accessible aux familles vulnérables. Présentement, le Vol du Colibri offre un service de garderie qui n’est pas subventionné par le gouvernement.

La coordonnatrice générale, France Caouette, affirme que le Vol du Colibri souhaite être un service « démocratique » et accessible à tous, mais que le fait de ne pas être subventionné limite les familles en situation vulnérable d’avoir accès aux services.

Je dois dire qu’après 10 ans où on tient ça à bout de bras, par des employés qui sont payés moins, par des parents qui s’impliquent, par une communauté qui nous aide beaucoup, ça devient essoufflant et ça devient risqué pour la survie du Vol du Colibri à moyen terme.

France Caouette pose devant un module pour enfants.

France Caouette, coordonnatrice générale de la coopérative de solidarité Le vol du colibri.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Les parents doivent débourser 38 $ par jour par enfant. Avec les crédits d'impôt, ils peuvent recevoir un remboursement jusqu'à 37,20 $. Mme Caouette ajoute qu'il est difficile de retenir le personnel, étant donné que les conditions de travail sont moins bonnes que dans les CPE.

Romance Magakou, éducatrice au Vol du Colibri et future parent, s'inquiète que son salaire ne lui permette pas de payer une place en garderie à son enfant quand il sera né.

J’aimerais avoir un bon salaire, avoir des avantages sociaux, des assurances collectives, puis j’aimerais aussi payer la même somme que les autres parents paient dans les CPE. Elle soutient toutefois qu'elle garde son emploi parce qu'elle aime travailler avec les enfants.

Le Vol du Colibri accueille des enfants handicapés, mais doit recourir à l'aide financière provenant d'autres organismes communautaires pour y parvenir.

Quand c’est des situations plus sérieuses où c’est plus difficile d’accueillir l’enfant, c’est souvent la Ressource d’aide [aux personnes handicapées] ou même les parents qui vont nous aider à l’aide des sous qu’ils ont du CISSS-AT, explique France Caouette. Ça aussi c’est un petit peu comme pas normal, parce qu’il y a des fonds qui existent pour accueillir les enfants handicapés, mais ils doivent aller nécessairement aux CPE.

Le Vol du Colibri a actuellement un revenu qui équivaut à 55 % de celui d'un CPE et prévoit un déficit d'environ 10 000 $. Le président du conseil d'administration et père de quatre enfants, Loïc Bureau, se désole de la situation financière précaire.

France Caouette, Romance Magakou, éducatrice, Claudie Chaîné, Loïc Bureau et Rémy Mailloux se tiennent côte à côte devant un module pour enfants.

France Caouette, coordonnatrice générale, Romance Magakou, éducatrice, Claudie Chaîné, cheffe de santé publique au CISSSAT, Loïc Bureau, président du conseil d'administration, et Rémy Mailloux, directeur général de la Ressource pour personnes handicapées de l'Abitibi-Témiscamingue/Nord-du-Québec.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

On se retrouve avec un choix déchirant de soi augmenter les tarifs, et donc tranquillement devenir une garderie de plus en plus élitiste, réservée à une population qui a les moyens de se le permettre, ou, à l'inverse, diminuer les services et à ce moment-là essayer de couper la poire en deux et de tirer le diable par la queue. Donc, ni l'un ni l'autre n’est une solution envisageable.

France Caouette a espoir de recevoir une aide du gouvernement d'ici le prochain budget provincial.

La garderie accueille actuellement 178 enfants et compte une soixantaine d'employés.

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