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Baleines noires : les naissances augmentent, mais l’espèce reste en danger

Une baleine et un baleineau dans l'océan.

Dix baleineaux noirs de l'Atlantique Nord sont nés cette année jusqu'à présent (Archives).

Photo : Clearwater Marine Aquarium / Twitter

Radio-Canada

Un dixième baleineau noir de l’Atlantique Nord a été aperçu au large de la Caroline du Sud, mais cela n’a rien d’étonnant après trois années durant lesquelles le nombre de naissances était plus faible, expliquent des scientifiques.

Le dixième baleineau de la saison est celui de la femelle surnommée Palmetto no 1970 et qui est âgée de 31 ans. Il s’agit de son cinquième petit. Sa plus récente mise bas remontait à 2009, explique l'agence américaine NOAA.

Neuf autres baleineaux noirs de l’Atlantique Nord ont été aperçus cette année, dont trois la semaine dernière au large de la Georgie et de la Floride. Le total des naissances pour cette espèce menacée surpasse déjà celui de l’an dernier.

Sept nouveaux baleineaux ont été recensés durant la saison 2019 de mise bas. Il n’y en avait eu aucun en 2018. Il y en avait eu 14 en 2016, l’année la plus récente pendant laquelle il y a eu plus de 10 naissances.

Les scientifiques s’attendent à au moins 30 naissances cette année, selon un chercheur à l’Aquarium de la Nouvelle-Angleterre, Philip Hamilton.

Cette croissance soudaine était attendue après quelques années d’un faible nombre de naissances, dit-il. Un plus grand nombre de baleineaux naissent cette année que dans les trois années précédentes parce que les femelles attendaient, explique-t-il.

Au début des années 2000, les femelles avaient un baleineau tous les trois ou quatre ans alors que de nos jours c’est plutôt tous les sept ou dix ans, précise M. Hamilton.

Les scientifiques croient que ces mammifères marins ont plus de difficulté qu’auparavant à trouver assez de nourriture pour se reproduire et s’occuper de leurs petits, ajoute Philip Hamilton.

Les baleines noires de l’Atlantique Nord ont plus de difficulté à se nourrir parce que les eaux du golfe du Maine, leur principale aire d’alimentation, se réchauffent.

Les baleines noires fréquentent moins qu’avant certaines de leurs aires d'alimentation traditionnelles, souligne-t-il.

Elles se déplacent plus au nord depuis quelques années pour se nourrir, comme c’est le cas dans le golfe du Saint-Laurent et la baie de Cape Cod.

Ces changements semblent exercer des effets sur la condition générale de leurs corps et ce serait la raison pour laquelle les naissances sont moins fréquentes, indique Philip Hamilton.

Des baleines noires de l’Atlantique Nord

La survie des baleines noires de l’Atlantique Nord, une espèce en voie de disparition, repose sur les mesures de protection imposées par Ottawa.

Photo : Associated Press / Stephan Savoia

Il ne reste qu’environ 400 baleines noires de l’Atlantique Nord, dont moins d’une centaine de femelles capables de reproduction.

Douze spécimens sont morts l’an dernier, selon M. Hamilton. L’espèce n’est pas hors de danger parce qu’il y a eu dix naissances cette année, souligne-t-il.

Si les humains peuvent prévenir la mort accidentelle de baleines empêtrées dans de l'équipement de pêche ou heurtées par des navires, ces mammifères marins devraient pouvoir s’adapter à leur changement d’aires d’alimentation, estime le chercheur.

L’un des dix nouveaux baleineaux a d’ailleurs été blessé par l’hélice d’un navire en janvier. Blessé à la gueule, le petit a du mal à se nourrir. Il a été aperçu pour la dernière fois avec sa mère le 15 janvier.

Avec les renseignements de Sarah Morin, de CBC

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