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Manifestation à l'Université McGill contre les projets Coastal GasLink et Tech Frontier

Une manifestante à l'intérieur d'un bâtiment sur les portes duquel sont collés des messages.

Les manifestants ont bloqué l'entrée du bâtiment de l'administration de l'Université McGill.

Photo : Radio-Canada / Jay Turnbull

Des étudiants de l'Université McGill ont bloqué le James Building, le bâtiment de l'administration de l'établissement, mardi, pour réclamer un désinvestissement des entreprises Coastal GasLink et Teck Resources, toutes deux liées à des projets controversés d'exploitation des combustibles fossiles dans l'ouest du pays.

Ces étudiants, qui se réclament du mouvement Divest McGill, disent protester contre le fait que l'université possède des investissements de l'ordre de 6 millions de dollars dans Coastal GasLink, l'entreprise dont le projet de gazoduc a suscité une vague de protestations, notamment une série de blocages ferroviaires à travers le pays.

Dans un communiqué transmis par courriel, le groupe dit aussi s'opposer à la compagnie Teck Resources, qui pilote le projet de mine Frontier, dans le nord de l'Alberta.

Le gouvernement fédéral doit se prononcer, d'ici la fin du mois, sur un éventuel feu vert à ce projet réclamé par le premier ministre albertain, Jason Kenney, ainsi que par les troupes conservatrices à Ottawa.

Selon les étudiants, le pétrole des sables bitumineux qui serait extrait du sol de l'Alberta, si cette mine est autorisée, affecterait entre autres les communautés des Premières Nations de la région de l'Athabasca.

Divest McGill croit que notre université ne devrait pas financer des projets d'extraction [de combustibles fossiles] qui suscitent de la violence contre les peuples autochtones, peut-on encore lire dans le communiqué publié par le groupe.

Selon une manifestante rencontrée à l'extérieur du bâtiment de l'administration, la mobilisation de mardi visait à bloquer une rencontre du Conseil des gouverneurs de l'université, qui a entre autres son mot à dire sur la gestion des fonds administrés par McGill.

Nous serons là toute la journée, a affirmé la jeune femme.

Voilà près de huit ans que des étudiants et des professeurs de l'Université McGill réclament que l'institution retire ses billes des entreprises et fonds d'investissement liés aux combustibles fossiles. L'Université a récemment défendu sa décision de ne pas agir de la sorte après qu'un professeur de l'institution, opposé aux démarches de l'administration, eut remis sa démissionpour des raisons éthiques.

McGill évoque une « décarbonisation » de son portefeuille

Dans une réaction transmise par courriel, l'Université McGill réitère son appui au droit de manifester de façon pacifique sur le campus. L'Université a également la responsabilité de protéger les droits des étudiants, des membres de la faculté et des employés de mener à bien leurs activités sans que leur sécurité soit menacée, ajoute-t-on.

L'Université McGill mentionne également que selon les recommandations du Comité aviseur sur les questions de responsabilité sociale, l'institution prévoit décroître ses investissements dans les projets émetteurs de carbone, y compris ceux au sein de l'industrie des combustibles fossiles.

Ledit comité présentera des cibles de décarbonisation et des échéanciers qui seront soumis au conseil des gouverneurs d'ici avril 2020, indique encore l'université.

Avec les informations de Mélissa François

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