•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une femme de Saskatoon trouve un itinérant coincé dans un bac de recylage

Un bac de recyclage, près de maisons.

Le bac de recyclage était utilisé par un voisin de Lisa Kusch pour y déposer ses matériaux de construction.

Photo : Lisa Kusch

Radio-Canada

Une femme de Saskatoon, Lisa Kusch, voit d’un oeil différent les questions liées à l’itinérance depuis qu’elle est venue à la rescousse d’un homme qui est resté coincé dans un bac de recyclage pendant deux jours.

Lisa Kusch n’a pas réagi lorsqu’elle a entendu pour la première fois des cris qui venaient de l’extérieur de son domicile, vers 15 h 30, vendredi. Habitant près d’une école, elle croyait que ces cris annonçaient la fin des classes et que les élèves étaient simplement heureux de rentrer chez eux.

Ce n’est qu’au cours de la soirée que Lisa Kusch a aperçu une main qui sortait du bac. Elle s’est dirigée vers ce dernier, à l'intérieur duquel elle a trouvé un homme en mauvaise posture.

Il a commencé à pleurer et à dire : “Dieu merci, vous êtes ici. Je suis coincé depuis deux jours.", raconte Lisa Kusch, qui l’a aidé à sortir du bac avant de l’amener au Lighthouse, un refuge pour sans-abri.

Il avait les mains et les pieds bleus. Il ne sentait plus ses jambes, il ne pouvait pas se lever, mais il ne voulait pas aller à l’hôpital.

Lisa Kusch
Lisa Kusch pose pour la photographe.

Lisa Kusch voit d'un oeil différent la réalité de l'itinérance à Saskatoon depuis la semaine dernière.

Photo : Rosalie Woloski

L’homme lui a alors dit qu’il était sorti mercredi soir à une heure où les autobus de la Ville ne circulaient plus sur les routes. Il a alors décidé de dormir dans un coin sec du bac de recyclage afin de demeurer au chaud le plus longtemps possible.

Selon Environnement Canada, la température moyenne mercredi avoisinait les -27 degrés Celcius.

Au moment où il s’est réveillé, a dit l’homme à Lisa Kusch, il se sentait faible et avait du mal à crier tellement il était transi de froid.

Je suis sûre que je ne suis pas la seule à l’avoir entendu [crier] mais j’imagine que d’autres personnes ne savaient pas d’où venait le bruit, explique Lisa Kusch, qui peine toujours à réaliser qu’elle a passé deux jours au chaud dans sa maison alors qu’un homme gelait à l’extérieur.

[Cette histoire] montre simplement que l’itinérance est quelque chose de bien présent dans notre ville. C’est dommage que ces personnes doivent dormir dans le fond d’un bac pour rester en vie alors que d’autres, comme nous, ont tout ce dont ils ont besoin, conclut-elle.

Avec les informations de David Shield

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saskatchewan

Pauvreté