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Blocage à Listuguj : les Micmacs prêts à rester des mois

Cinq manifestants se réchauffent autour d'un feu de camp.

Des Micmacs de Listuguj bloquent la voie ferrée depuis le 10 février.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

Les manifestants micmacs qui bloquent la voie ferrée à Listuguj depuis neuf jours affirment être prêts à demeurer en poste aussi longtemps qu'il le faudra pour faire respecter leurs droits.

Nous allons rester ici jusqu'à ce que tout soit réglé, jusqu'à ce que la GRC quitte le territoire des Wet'suwet'en, jusqu'à ce que nos droits issus des traités soient respectés, a précisé la manifestante Kayla Isaac Gedeon lundi soir.

Depuis samedi, les Micmacs de Listuguj refusaient de donner accès à leur campement aux médias et n’accordaient plus d’entrevue.

Les manifestants de la communauté micmaque manifestent en appui aux chefs héréditaires Wet’suwet’en, qui protestent contre la construction du gazoduc Coastal GasLink, dans le nord de la Colombie-Britannique.

Notre intention est de rester ici, que ce soit des semaines ou des mois. Si c'est des mois, nous allons nous préparer pour.

Kayla Isaac Gedeon

La manifestante n'a pas voulu commenter les efforts d'Ottawa pour dénouer la crise, mais estime que les opposants au gazoduc devront être écoutés. Je ne pense pas qu'ils peuvent forcer les gens à quitter, parce que c'est le territoire des Wet'suwet'en, souligne-t-elle.

Quatre personnes se réchauffent autour d'un feu de camp.

Les manifestants de Listuguj disent avoir l'intention de maintenir le blocage de la voie ferrée tant que leurs droits ne seront pas respectés.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Kayla Isaac Gedeon a tenu à remercier la scierie GDS pour fournir du bois de chauffage aux manifestants ainsi que toutes les personnes qui les soutiennent en leur apportant de la nourriture et du café.

Une solution espérée

Le maire de New Richmond et président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, Éric Dubé, se dit toujours en attente d'une solution négociée par le gouvernement.

Tout est stationné, on est prêts à refaire feu dès que ça débloque, indique-t-il.

Une cinquantaine de wagons de ciment et un convoi de 72 wagons transportant 48 pales d'éolienne sont donc en attente, ainsi que plusieurs wagons stationnés à l'usine Temrex. Ces derniers seront toutefois probablement déchargés pour que le bois d'oeuvre soit transporté par camions.

Un camion devant une porte de garage appartenant à l'entreprise Philippe Day.

L'entreprise Philippe Day, à Nouvelle, assure le transport de copeaux et de bois d'oeuvre de la scierie Temrex depuis quelques jours.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

M. Dubé ajoute que la ministre Diane Lebouthillier et Transports Canada lui ont assuré être à l'œuvre pour régler la situation le plus rapidement possible. Ça a peut-être été un peu long avant de réagir, estime M. Dubé.

On aurait tous voulu que ça dure moins longtemps, et on aurait surtout souhaité que ça n'arrive pas. Il faudra s'assurer qu'une situation de même ne se reproduise plus, il faudra des solutions à long terme.

Éric Dubé, président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie

Sur les 40 employés de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, une dizaine ont été affectés à de la formation ou d'autres tâches d'entretien. Pour l'instant, aucune mise à pied n'est prévue, mais la situation sera réévaluée vendredi, selon M. Dubé.

Il estime les pertes financières occasionnées par cette crise à environ 15 000 $ par jour. Bon an mal an, on a entre 100 000 et 150 000 $ de revenus par semaine, précise M. Dubé.

Avec les informations d'Isabelle Larose

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