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La cloche de l'église d’Africville de retour après 53 ans d'absence

Une église en hiver.

La réplique de l'église d'Africville, qui sert aussi de musée à la communauté

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Lundi, lors de la Journée du patrimoine en Nouvelle-Écosse, le gouvernement a commémoré la présence de l'ancienne communauté noire néo-écossaise d'Africville. Lors de la cérémonie, les gens ont appris que la cloche originale de l'église, démolie dans les années 1960, leur serait redonnée.

Pour les familles expropriées d’Africville, le son de la cloche de leur église représente le pouls de la communauté. C’est le son de cette cloche qui rythmait le cours des journées de ces gens qui habitaient les abords du front de mer d’Halifax.

Elle avait plusieurs sons, chaque son signifiait un événement différent, se souvient Irvine Carvery, qui vivait à Africville.

La cloche trouvera refuge à l’extérieur de la réplique de l’église d’Africville, qui accueille aussi le musée de la communauté afro-néo-écossaise.

Un homme et une femme en entrevue.

Irvine Carvery et Linda Mantley expliquent qu'ils se rappellent bien le son de cette cloche qui a marqué leur enfance.

Photo : Radio-Canada

Lorsque nous avons construit ce bâtiment en honneur de l’ancienne église, nous l’avons dédié à la mémoire de nos aïeux, explique M. Carvery.

Cet endroit accueille l’âme et l’esprit de nos ancêtres. C’était leur cloche. Maintenant, tout est à nouveau rassemblé au même endroit, souligne-t-il.

Dans les années 1960, la Ville d’Halifax a exproprié la communauté afro-néo-écossaise et rasé le quartier où elle résidait, sous prétexte que c’était un bidonville. Tout cela, au nom du renouveau urbain.

L’église a été démolie en 1967, en pleine nuit, mais la cloche a toutefois été sauvée. Pendant 53 ans, elle a trouvé refuge à l’église baptiste de Beechville. Puisqu'il ne reste plus de bâtiments originaux sur les lieux, le retour de la cloche de l'église est une annonce importante qui fait des heureux, surtout parmi les anciens résidents.

Des gens qui applaudissent.

La communauté s'est dite très heureuse du retour de la cloche.

Photo : Radio-Canada

Linda Mantley est devenue émotive quand elle a appris son retour.

J’ai pensé à tous ceux qui nous ont quittés. Il ne reste plus que neuf des familles originales qui y habitaient, dit-elle, la voix pleine d’émotions. Je suis heureuse de voir la cloche revenir.

Durant l’annonce, les organisateurs ont sonné une dernière fois la cloche actuelle. Cette cloche sera donnée en échange à l’église baptiste de Beechville.

La directrice générale du musée d’Africville, Juanita Peters, croit qu’il s’agit du retour d’une pièce essentielle de l’histoire de cette communauté. Je suis émotive juste d’y penser. Je n’ai jamais vu la cloche, mais juste de penser à ce qu’elle signifie pour la communauté…

Un retour à Africville

Irvine Carvery a aussi lancé un message aux familles concernées, celui de revenir s’établir sur les terres.

En cette ère de réconciliation, quel meilleur signe de réconciliation que de redonner leurs terres aux gens qui se sont fait exproprier, a-t-il déclaré.

La cloche sera rapatriée dans les mois à venir et une cérémonie sera tenue pour célébrer son arrivée.

Avec les renseignements de Paul Légère et de CBC

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