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Une maladie des os chez les dinosaures serait semblable à celle qui frappe les humains

Os de la queue du fossile d'un hadrosaure avec à l'intérieur un trou lisse et convexe.

Les images des trous dans la queue de l'hadrosaure ont été analysées par des chercheurs de Tel-Aviv, en Israël.

Photo : Assaf Ehrenreich et Sackler, Faculté de Médecine à l'Université de Tel Aviv

Radio-Canada

Des trous trouvés dans l’ossature d’un fossile de dinosaure seraient causés par l’histiocytose langerhansienne, une maladie qui, de nos jours, frappe surtout les enfants.

Darren Tanke, qui travaille au Musée royal Tyrell, à Drumheller, en Alberta, a constaté de larges trous lisses et convexes dans les os de la queue d’un hadrosaure, un dinosaure à bec-de-canard herbivore qui a vécu il y a 75 millions d’années.

Un paléontologue dans un site archéologique.

Le paléontologue Darren Tanke fait beaucoup de recherche sur les os pour comprendre comment les dinosaures vivaient et de quelles maladies ils souffraient.

Photo : Musée royal Tyrell de paléontologie

Ça m'a beaucoup fait penser à ce qui arrive quand on coupe une tranche de fromage suisse et qu'on tombe sur un nouveau trou, a déclaré le paléontologue spécialiste des os.

Je n’ai jamais vu quelque chose du genre auparavant.

Darren Tanke, paléontologue spécialiste des os au Musée royal Tyrell

Des photos de la découverte ont été envoyées à des chercheurs aux États-Unis et en Israël. Après les avoir comparées avec des images de trous dans le squelette de deux êtres humains, M. Tanke et les autres chercheurs ont conclu dans leur étude, que ces trous ressemblaient à ceux causés par l'histiocytose langerhansienne.

Cette maladie orpheline est provoquée par une surproduction de globules blancs. Elle est bénigne quand elle ne touche que les os, la peau, les ganglions et l’hypophyse.

L’ancien président de l’Association canadienne de l’histiocytose, le cancérologue James Whitlock, considère les conclusions de l’étude avec scepticisme, car cette maladie est diagnostiquée par une analyse des tissus et non par imagerie. En tant que scientifique spécialisé en santé, je trouve que ce n’est pas convaincant, dit M. Whitlock.

Le détail de ces travaux est publié dans le magazine Nature (en anglais).

Avec des informations de CBC

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