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Des réponses après l'éruption d’un puits de gaz à Batiscan

Un puits entouré de cônes oranges

Un périmètre de sécurité a été érigé autour d'un puits de gaz de schiste qui a explosé à Batiscan dans la nuit de vendredi à samedi.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Roberge

Radio-Canada

Le puits de gaz à l'origine des évacuations à Batiscan samedi avait fait l'objet d'une inspection en décembre dernier, selon le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec. Le ministère précise que le puits foré dans les années 50 est maintenant inactif et qu’il est un puits de gaz et non un puits de gaz de schistes.

Toujours selon le ministère, il n'y aurait pas eu de déflagration ou de flammes, mais c’est plutôt une éruption de gaz qui serait survenue pour une raison inexpliquée.

Le ministère affirme également avoir travaillé en étroite collaboration avec la gazière Ressources Utica, propriétaire du puits au cours de la fin de semaine.

Les experts de la gazière et du ministère étaient toujours à Batiscan lundi et ils le seront pour encore quelques jours pour effectuer une surveillance étroite du puits. Ils veulent s’assurer que le puits soit sécuritaire à l’avenir.

Inquiétude d'un collectif de scientifiques

La situation inquiète le Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste et des enjeux énergétiques au Québec qui a en main deux rapports démontrant des fuites sur ce même puis en 2015 et 2016. On ne considère pas ce puits comme inactif puisqu’il n’a pas été fermé définitivement, déclare Marc Brullemans membre du collectif.

Le collectif exige que tous les rapports d'inspections effectués dans la province soient rendus publics. Ils demandent aussi des sommes soient prévues pour sécuriser l'ensemble des puits inactifs ou abandonnés.

Ce puits-là est facile à inspecter, il est sur le bord de la route. C’est anormal qu’on ait à subir des éruptions.

Marc Brullemans, membre du Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste et des enjeux énergétiques au Québec

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles Jonatan Julien affirme qu'un travail de recensement des puits abandonnés est effectué et que des travaux sont effectués, depuis un certain nombre d'années, pour les fermer.

Par ailleurs, il maintient le moratoire décrété en 2011 affirmant qu'aucune fracturation dans le schiste ne peut être faite.

D'après les informations d'Amélie Desmarais

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Mauricie et Centre du Québec

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