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Cinq graphiques pour comprendre l’état de la course à l’investiture démocrate

Le long marathon électoral des démocrates est entré dans une autre étape. Où en est-on dans la course? Lisez notre guide pour y voir clair… et conservez-le dans vos favoris, puisque nous le mettrons régulièrement à jour!

Des ballons bleus, blancs et rouges sont lancés dans les airs.

Des ballons et des confettis lancés en l'air à la fin de la convention démocrate de juillet 2016, à Philadelphie.

Photo : Getty Images / SAUL LOEB

Il a suffi de quelques jours pour bouleverser la dynamique de la course : quatre candidats sont tombés au combat, et la lutte est devenue un duel entre l'ex-vice-président Joe Biden et le sénateur du Vermont Bernie Sanders. État des lieux.


Quels candidats sont encore en piste?

Des 28 candidats qui auront brigué l’investiture — un record absolu —, il en reste 3 :

  • Bernie Sanders, sénateur du Vermont, 78 ans

  • Joe Biden, ancien vice-président des États-Unis, ancien sénateur du Delaware, 77 ans

  • Tulsi Gabbard, représentante d'Hawaï, 38 ans

Les deux septuagénaires qui dominaient le peloton jusqu'en juillet 2019 ont fini, après la montée, puis la chute d'autres candidats, par supplanter tous leurs rivaux. Fait à noter, l'un ou l'autre serait le président le plus âgé de l'histoire des États-Unis.

La plus jeune candidate, qui n'a participé à aucun débat depuis des mois et obtient des résultats plus que modestes dans les sondages, reste marginale.


Comment le vainqueur sera-t-il déterminé?

Le candidat gagnant sera celui qui aura accumulé le plus de délégués, octroyés au fil des semaines dans les États et territoires en fonction des résultats électoraux des caucus et des primaires (et non celui qui aura obtenu le plus de voix).

Le nombre de délégués d’un État dépend de divers facteurs, comme sa population et ses résultats électoraux passés. Avec ses 415 délégués, la Californie est le grand prix de la période, alors qu’un État peu populeux comme le Dakota du Nord, par exemple, n’en attribue que 14.

De façon générale, un candidat doit obtenir au moins 15 % d’appuis dans les districts ou à l’échelle de l’État (ou du territoire) pour recevoir des délégués. Ceux qui franchissent ce seuil se voient attribuer des délégués proportionnellement aux appuis qu’ils ont obtenus.

Les délégués ne sont pas légalement tenus de respecter les résultats dans leur État, mais ils en ont, sur papier, l’obligation morale.


Combien faut-il de délégués pour remporter l’investiture?

Dans le scénario traditionnel, le chiffre magique à retenir est 1991. Pour gagner la course, un candidat doit avoir gagné la moitié des 3979 délégués attribués au fil des mois à l’issue des scrutins qui se seront déroulés dans tous les États et territoires américains, auxquels doit s'ajouter un délégué supplémentaire.

Si aucun candidat n’y parvient au terme de la période des caucus et des primaires, l’issue de la course se scellera à la convention, qui aura lieu à Milwaukee, au Wisconsin, en juillet prochain.

Il s'agirait alors d’une convention contestée. Au deuxième tour, les délégués des candidats pourraient appuyer quelqu'un d'autre, et 771 superdélégués— sénateurs, représentants, gouverneurs, dirigeants locaux et nationaux du parti, anciens présidents et vice-présidents, etc. — auraient cette fois eux aussi le droit de voter.

Pour être élu, un candidat devrait alors obtenir l’appui de la moitié des 4750 délégués, soit 2376. Il y aurait cependant des jeux de coulisses avant la convention.


Qui mène dans la course aux délégués?

Après les votes de l’Iowa, du New Hampshire, du Nevada, de la Caroline du Sud et des États du super mardi, Joe Biden est désormais en tête, talonné par Bernie Sanders, mais 175 des 1357 délégués en jeu lors du super mardi restent encore en suspens.

Quatre des candidats inscrits au pointage ont abandonné la course.

Avec le super mardi, les États cumulant 40 % des délégués ont maintenant voté.


Qui a le plus de chances de remporter les primaires?

Joe Biden s'adresse à Bernie Sanders lors d'un débat.

Joe Biden et Bernie Sanders semblent désormais être les deux candidats les plus susceptibles de remporter la course.

Photo : Reuters / Brian Snyder

La primaire de la Caroline du Sud, suivie du retrait de deux candidats centristes qui ont serré les rangs derrière Joe Biden, puis le super mardi ont complètement bouleversé la donne : l'ancien vice-président est maintenant largement favori pour l’emporter.

Le site de journalisme de données FiveThirtyEight, qui établit des prévisions à partir de simulations découlant notamment de sondages, estime désormais qu’il a près de 9 chances sur 10 de sortir victorieux du duel qui l’oppose à Bernie Sanders.

Il y a quelques jours, le scénario d’une primaire sans vainqueur qui aurait forcé un deuxième tour à la convention démocrate de juillet et celui d’une victoire de Sanders étaient plus probables qu’une victoire de Biden.

La victoire convaincante de Joe Biden en Caroline du Sud a redonné un élan à une campagne qu'on disait moribonde et changé la dynamique de la course. Cumulant les victoires dans les États du super mardi, il a visiblement profité ensuite du départ et du soutien de la sénatrice du Minnesota, Amy Klobuchar, et de Pete Buttigieg, ex-maire d’une petite ville d’Indiana, qui ont serré les rangs pour se rallier à lui.

Avant cela, Bernie Sanders avait pu profiter de la division du vote centriste.

Depuis, l'ex-maire de New York Michael Bloomberg, qui avait tout misé sur le gros lot du super mardi, a également déclaré forfait après des résultats décevants, accordant lui aussi son appui à l'ancien vice-président.

L'establishment et l'aile modérée de la formation craignent que la nomination d'un candidat qui se dit socialiste démocrate fasse peur à l'électorat et risque non seulement de coûter aux démocrates la Maison-Blanche, mais aussi la Chambre des représentants, en plus de nuire à leur reconquête du Sénat.

Les partisans de Bernie Sanders, particulièrement populaire auprès des jeunes et de la population hispanique, arguent pour leur part que Joe Biden incarne le statu quo et n'inspire pas l'enthousiasme nécessaire pour battre le président Donald Trump.

La sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren a pour sa part mis un terme à sa campagne au surlendemain du super mardi, ne soutenant aucun candidat, du moins pour le moment.


Quelles seront les prochaines étapes?

Le 10 mars, les démocrates tiendront des primaires dans cinq États : Idaho, Michigan, Mississippi, Missouri et Washington ainsi que des caucus au Dakota du Nord.

Quatre jours plus tard, les îles Mariannes du Nord tiennent une convention démocrate.

Puis, le 17, ce sera au tour de quatre États riches en délégués de tenir des primaires : Arizona, Floride, Illinois et Ohio.

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