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Places en garderie aux Îles-de-la-Madelene : le problème persiste

Une fillette se tient debout à côté d'une petite chaise pour enfant, un camion de plastique dans les mains.

Une fillette se tient debout à côté d'une petite chaise pour enfant, un camion de plastique dans les mains.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Une étude, réalisée à la fin de l’été dernier, vient à nouveau confirmer le manque de places en garderie pour les 0-4 ans aux Îles-de-la-Madeleine. D’après cette nouvelle recherche, il manquait 82 places en garderie dans l’archipel madelinot le 30 septembre dernier.

L’étude évalue qu’il y avait 416 enfants de 0-4 ans aux Îles-de-la-Madeleine. De ce nombre, 88 %, soit 375 enfants, avaient besoin d’un service de garde. L’archipel ne comptait alors que 293 places.

La presque totalité des répondants, soit 96 %, souhaite obtenir un service de garde durant toute l’année, cinq jours par semaine.

Malgré l’ajout de places en garderie par le ministère de la Famille, la pénurie de services de garde ne semble pas se résorber pour les parents madelinots. L’étude avance que la situation perdurera en raison notamment de l’augmentation des naissances, mais aussi en raison de l’installation aux Îles de jeunes familles avec des emplois annuels, de la diminution du travail saisonnier et de la migration.

La recherche souligne que la fermeture probable de services de garde en milieu familial, pour des retraites ou autres, viendrait encore aggraver la situation. Tout le monde s’entend que les milieux familiaux ont besoin d’être consolidés. Ils sont fragilisés de différentes manières. Il faut trouver des solutions pour aider ces milieux-là. On ne peut pas se permettre d’en perdre, commente André St-Onge, agent de développement social aux Îles-de-la-Madeleine.

Déjà, plus de la moitié (62 %) des familles madeliniennes ont dû composer avec un manque de services de garde au cours des cinq dernières années. Une famille sur quatre a vécu une interruption de services durant la dernière année.

Aux Îles, le problème d’accès à des services de garde se répercute sur la décision des familles d’avoir ou non un autre enfant. André St-Onge se dit inquiet des conséquences de cette pénurie. On cherche à faire venir des familles aux Îles alors que nos propres familles se restreignent et s’empêchent d’avoir des enfants.

Un enfant de dos joue avec des blocs dans une garderie.

Un enfant de dos joue avec des blocs dans une garderie.

Photo : Pixabay / LRCL

L’étude s’interroge aussi sur la répartition des services de garde dans l’archipel et relève que certains secteurs, notamment les extrémités est et ouest, sont beaucoup moins pourvus en services pour les touts petits.

Ainsi, il n’existe actuellement que six places en milieu familial à Grosse-Île. La majorité des services se concentre dans le secteur centre avec entre autres 130 places en CPE.

D’après M. St-Onge, la recherche trace un portrait exhaustif du problème de manque de garderie sur le territoire madelinot et permet d’envisager l’évolution de la situation. Maintenant, indique M. St-Onge, il faut se faire des solutions réfléchies collectivement. Il faut travailler les acteurs du milieu avec le ministère. Concertation est le mot principal pour trouver qui est le mieux placé pour apporter une solution. Les solutions doivent être multiples.

Au total, 281 familles ont répondu à l’enquête menée par l’équipe de développement social des Îles. L’étude a été financée par le Réseau des partenaires en développement social, la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine et le député des Îles à l’Assemblée nationale, Joël Arseneau.

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

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