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Désinformation sur le coronavirus : les entreprises sino-canadiennes stigmatisées

Le maire de Vancouver, Kennedy Stewart, la ministre fédérale de la Santé Patty Hajdu et le ministre de la Santé de la Colombie-Britannique Adrian Dix.

Le maire de Vancouve,r Kennedy Stewart, la ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu, et le ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, Adrian Dix, ont discuté avec des membres de la communauté sino-canadienne de Vancouver pour discuter des effets de l'épidémie du coronavirus sur leurs entreprises.

Photo : Radio-Canada / Martin Diotte

Radio-Canada

La ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu, a rencontré les Sino-Canadiens de Vancouver lundi pour discuter du coronavirus.

Le ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, Adrian Dix, ainsi que le maire de Vancouver, Kennedy Stewart, participaient aussi à la rencontre.

Selon Patty Hajdu, la désinformation entourant le nouveau coronavirus stigmatise les Sino-Canadiens et a des conséquences négatives sur leurs entreprises.

« Nous devons rappeler aux Canadiens de s’informer auprès de sources crédibles », a-t-elle souligné.

Le maire de Vancouver a pour sa part, dit que certains restaurants ont subi une baisse de 70 % de la fréquentation de leur établissement depuis le début de l’épidémie.

« Nous sommes ici pour soutenir les entreprises de la collectivité qui souffrent de la désinformation. Nous encourageons les gens à poursuivre leurs activités normales, à profiter des services et des aliments offerts ici, dans le quartier chinois. À ce stade, nous considérons que tout est sécuritaire », a affirmé Kennedy Stewart.

« Un cauchemar »

L’agence de voyages Happy Times Travel est située dans le quartier chinois de Vancouver. Sa propriétaire, Glynnis Chan, dit que les affaires sont presque inexistantes depuis la découverte du nouveau coronavirus.

« C’est un cauchemar », s’exclame-t-elle, ajoutant que, dans les trois dernières semaines elle n’a eu qu’un seul nouveau client.

« Nous passons notre temps à annuler des réservations et à reporter les projets de nos clients actuels. Le Nouvel An chinois est habituellement un moment très occupé pour nous, mais cette année, c’était terrible », poursuit-elle.

En raison de cette diminution importante de la clientèle, Glynnis Chan a dû réduire le nombre d’heures de travail de son personnel.

Glynnis Chan assise à un bureau. Elle regarde l'écran de son ordinateur.

L'entreprise de Glynnis Chan a vu son chiffre d'affaires baisser de façon importante depuis le début de l'épidémie du coronavirus.

Photo : Radio-Canada / Martin Diotte

La femme d’affaires serait normalement en train de se préparer pour la saison des croisières en Alaska, mais elle n’est pas très optimiste pour cette année.

« Je ne pense pas que les gens veuillent réserver des croisières en ce moment en raison du mauvais exemple qu’ils voient aux nouvelles au sujet du Diamond Princess et d’autres navires qui ne peuvent s’arrêter nulle part », dit-elle.

Le Diamond Princess est un bateau de croisière présentement en quarantaine au large du Japon. À son bord se trouvent 3700 passagers, dont 255 Canadiens.

Le gouvernement fédéral va ramener les Canadiens qui sont à son bord au pays cette semaine.

Avec les informations de Lien Yeung

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