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Maillage intergénérationnel à saveur autochtone au Lac-Saint-Jean

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Une grand-mère autochtone et des enfants dans un CPE.

Au CPE Le jardin de Robi, à Roberval, une grand-mère atikamekw transmet sa culture aux jeunes qui l'écoutent attentivement.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Radio-Canada

Pour faciliter l’intégration des membres des Premières Nations en milieu urbain, le Centre d’amitié autochtone du Lac-Saint-Jean a mis en place des activités de maillage à saveur intergénérationnelle.

Au Centre de la petite enfance (CPE) Le jardin de Robi, à Roberval, une grand-mère atikamekw transmet sa culture aux jeunes qui l'écoutent attentivement. Les Autochtones peuvent ainsi rester en contact avec leurs racines.

C'est promouvoir la langue et la culture comme la chasse, les légendes. Il ne faut pas qu'ils oublient, parce qu'en s'éloignant de leur communauté, ils ont oublié, note Germaine Dubé.

Des kukums, ces grands-mères autochtones comme Germaine Dubé, visitent les CPE et les garderies de Roberval. Depuis un an, elles facilitent le passage des jeunes en milieu urbain, en plus de sensibiliser les allochtones à la diversité.

Pour nous comme pour les Autochtones, il faut qu'on se sente chez nous. Je trouve que c'est une belle opportunité qu'on a de faire vivre ça à tous les enfants, pense la directrice adjointe du CPE Le jardin de Robi, Pascale Lavertu.

La Commission scolaire intéressée

À la demande du Centre d'amitié autochtone du Lac-Saint-Jean, la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets évalue également la possibilité d'adapter le contenu de son attestation d'études professionnelles (AEP) en services de garde en milieu scolaire pour mieux refléter les valeurs et les enjeux des Premières Nations.

Ça nous amène à développer des programmes d'aide-éducatrice pour intégrer les femmes autochtones qui parlent la langue, notamment dans le milieu des CPE, pour favoriser l'épanouissement des enfants, mais surtout pour créer un équilibre, une meilleure relation entre les peuples.

Mélanie Boivin, directrice générale du Centre d’amitié autochtone du Lac-Saint-Jean

En attendant, des ressources en CPE et en garderies peuvent s'initier aux us et coutumes des Premières Nations lors d'une formation.

Une grand-mère en train de raconter une histoire.

Des enfants et des employés en milieu de garde peuvent s'initier aux us et coutumes des Premières Nations grâce à l'apport de grands-mères autochtones.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Ça me permet de mieux connaître les Premières Nations et de travailler plus concrètement avec elles, fait valoir Josée Boivin, agente de soutien pédagogique au Jardin de Robi.

Le Centre d'amitié autochtone du Lac-Saint-Jean souhaite maintenant élargir ce modèle à l'ensemble des services publics dispensés en milieu urbain, notamment dans le domaine de la santé.

D'après le reportage de Mélissa Paradis

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